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Analyse

Casa-Propreté: 3 ans pour lancer une décharge contrôlée

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5685 Le 28/01/2020 | Partager
Les différents scénarios toujours à l’étude
Faut-il opter pour la gestion déléguée, le PPP ou la formule SDL?
18 mois de capacité pour le nouveau casier
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Les déchets organiques ou fermentescibles (plantes, rebuts de cuisine ou de potager) constituent plus de la moitié des volumes à la décharge de Médiouna (55%). Pratiquement 25% des déchets du Maroc sont produits sur son périmètre

Il faudra encore patienter au moins 3 ans avant le lancement d’une décharge contrôlée à Médiouna. Les différents scénarii et solutions sont encore à l’étude. Les décideurs n’ont visiblement pas encore tranché sur des questions techniques qui risquent d’engager la ville pour les 30 prochaines années au moins.

Pour gérer la future décharge, faut-il opter pour un partenariat public-privé (PPP), continuer sur le modèle de la gestion déléguée (qui a déjà montré ses limites) ou confier le site à une SDL? D’autres questions relatives au mode d’exploitation sont également à régler.

Depuis le départ forcé de l’ancien délégataire (Ecomed), les responsables communaux et élus peinent encore à sélectionner le futur exploitant et le mode de fonctionnement approprié. Faut-il opter pour l’incinération ou aller vers d’autres modes plus écologiques et moins coûteux, basés sur le recyclage, le tri à la source et la valorisation des déchets?

En attendant de trancher sur ces options qui engagent l’avenir et la qualité de l’air, la ville a choisi de lancer un nouveau casier de 11 hectares mitoyen de la décharge qui devra accueillir les ordures de Casablanca dans les semaines à venir. Les déchets seront enfouis dans un casier d’une capacité de stockage de 18 mois extensibles.

Le site sera exploité par la société SNTRO, qui vient d’obtenir ce marché la semaine dernière. Cette même entreprise a effectué les travaux d’aménagement du nouveau casier, dont l’étanchéisation du site pour empêcher l’infiltration du lixiviat, les bâtiments administratifs, les ponts- bascules pour peser les ordures …

Lancée en 1986, la décharge sauvage, qui reçoit 6.000 tonnes de déchets divers par jour, a atteint les limites de sa capacité depuis 2010. L’ancienne décharge est devenues une source de nuisances olfactives et sanitaires non seulement pour les riverains, mais aussi pour l’ensemble de l’agglomération. Portées par les vents, ses effluves atteignent parfois le centre-ville. Aujourd’hui, plus de 90% du site est enfoui sous terre. Des arbres seront plantés sur le site de la décharge de Médiouna après sa fermeture.

En attendant le choix du futur délégataire et du mode d’exploitation, le site est aujourd’hui géré par l’entreprise SOS NDD, depuis le départ d’Ecomed (cf. édition du 4 mai 2018). Cette période transitoire, qui a débuté le 24 juillet 2018, devra se terminer avec la mise en service du nouveau casier.

En 2017, les Casablancais ont produit  plus de 1,4 million de tonnes de déchets ménagers et assimilés. La production de déchets, qui est en forte croissance (2,5% par an), atteindra les 2 millions de tonnes/an d’ici 2035.

A.E.

 

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