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    Ces routes migratoires et ceux qui les empruntent

    Par L'Economiste | Edition N°:5681 Le 22/01/2020 | Partager
    Afghans, Syriens… fuient les conflits et l’instabilité
    Arrivées dans l’UE au plus bas depuis 2013, renvois en hausse
    Le bilan de l’agence Frontex

    Quelque 139.000 arrivées irrégulières de migrants ont été enregistrées dans l’UE en 2019, soit le plus bas niveau depuis 2013, tandis que les renvois vers les pays d’origine sont en hausse. C’est le bilan établi par l’agence européenne de contrôle des frontières, Frontex.

    «La diminution des arrivées aux frontières extérieures, qui a chuté de 92% par rapport au pic de 2015, est principalement due à une baisse sur les routes (migratoires) de la Méditerranée centrale et occidentale», a relevé récemment Fabrice Leggeri, directeur de Frontex, lors d’une conférence de presse à Bruxelles.

    A l’inverse, la Méditerranée orientale (Grèce, Bulgarie, Chypre) a connu une hausse des passages de 46% par rapport à 2018, qui s’établissent à 82.000. Une même tendance a été observée aux frontières de la Croatie et de la Hongrie, selon un bilan provisoire.

    La plupart des migrants qui empruntent ces routes de la Méditerranée centrale et des Balkans occidentaux sont Afghans et Syriens. Les premiers cas représentent d’ailleurs la première nationalité (près d’un quart) de ceux qui arrivent dans l’UE. Le patron de Frontex a expliqué cette hausse par «le conflit en Syrie mais aussi l’instabilité en Afghanistan, les changements de politique des autorités iraniennes et pakistanaises à l’égard des ressortissants afghans, entre autres».

    «Si le nombre d’arrivées décroît globalement, celui des renvois de migrants irréguliers vers leurs pays d’origine n’a jamais été aussi haut, atteignant 15.850 en 2019», a poursuivi Leggeri. Ces opérations de renvoi, coordonnées par Frontex, se font principalement par vols charters, mais aussi depuis 2018 à bord de vols commerciaux. Les pays ayant eu le plus recours à ces opérations sont l’Allemagne, l’Italie, la France et la Belgique. Tandis que les principaux pays de destination sont l’Albanie, la Tunisie et la Géorgie.

    Frontex a réalisé près de 600 vols de surveillance (afin de détecter des trafics, mais aussi des embarcations en détresse en mer), au-dessus de la Méditerranée centrale, la mer Egée, la mer Noire, les mers Adriatique et Baltique, mais aussi les frontières terrestres en Pologne, Slovaquie, Croatie et Hongrie.

    L’agence, dont l’UE a acté en 2019 le renforcement, doit disposer à l’horizon 2027 d’un corps permanent de 10.000 garde-côtes et garde-frontières pour assister les pays membres. Ce premier service en uniforme de l’UE a commencé en octobre dernier ses opérations de recrutement de 700 personnes, et reçu 7.500 candidatures, un chiffre dont s’est félicité le directeur de Frontex. Mais il a averti que l’agence ne pourrait réaliser ses missions qu’à condition d’avoir suffisamment de moyens financiers. Il a estimé que la proposition de la Commission pour le prochain budget pluri-annuel (2021-2027) était appropriée.

    L’Espagne recrute…

    L’économie espagnole aura besoin de «millions et de millions» de migrants pour se maintenir au niveau actuel et ses voisins doivent aussi être préparés à intégrer massivement les populations exilées. C’est ce qu’a estimé José Luis Escriva, le ministre espagnol de la Sécurité sociale, de l’Inclusion et des Migrations, lors du Forum de l’OCDE sur les migrations. Des déclarations qui font écho, en France, aux propos qui avaient fait polémique de l’ex-Haut-Commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye. Celui-ci avait estimé que la «démographie européenne et son vieillissement nécessiteraient 50 millions (de personnes) de population étrangère pour équilibrer la population active en Europe en 2050».

    F. Z. T. avec agences

     

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