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Economie

Automobile: MHE ose challenger la Chine!

Par Amin RBOUB | Edition N°:5678 Le 17/01/2020 | Partager
La Peugeot 208 made in Maroc, élue voiture de l’année
«Une capacité industrielle installée de 700.000 véhicules!» revendique le ministre
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Moulay Hafid Elalamy: «Nous sommes aujourd’hui leader en Afrique. Et c’est derrière nous. Nous devons désormais challenger des pays beaucoup plus avancés» (Ph. L’Economiste)

Inimaginable! Le ministre de l’Industrie Mly Hafid Elalamy vient de faire une sortie pour le moins surpre­nante. Il annonce lors des Trophées de l’automobile, organisés par Autonews et qui ont couronné la Peugeot 208 made in Morocco en tant que voiture de l’année, vouloir que l’industrie automo­bile marocaine soit plus compétitive à l’avenir que la Chine et l’Inde.

«Désor­mais, le Maroc sera, et je pèse mes mots, parmi les pays les plus compétitifs dans l’automobile au monde». Et d’ajouter: «Nous sommes aujourd’hui leader en Afrique. Et c’est derrière nous. Nous devons challenger des pays beaucoup plus avancés».

Pour corroborer ses pro­pos, le ministre précise que le secteur de l’automobile n’est pas uniquement sur la production de véhicules où l’on regarde à travers le rétroviseur... «Nous anticipons aussi sur les technologies de demain. A l’avenir, nous tra­vaillerons davantage sur les véhicules connectés et nous continuerons à monter des écosystèmes dans ce sens-là», annonce le ministre.

Pour l’heure, l’industrie automobile pèse 116.000 emplois et table sur un chiffre d’affaires à l’export de l’ordre de 100 milliards de DH dès 2021. Depuis 4 ans, l’automobile est le pre­mier secteur exportateur du Maroc, rappelle Elalamy. Preuve que le secteur a com­plètement changé de confi­guration avec une capacité de production annuelle de 700.000 unités par an.

Pour rappel, le groupe Renault Maroc a produit quelque 400.000 véhicules en 2019. A ceux-là, s’ajouteront les 100.000 unités de PSA Kénitra en 2020. Soit une capa­cité globale de 500.000 voitures. Valeur aujourd’hui, les véhicules produits au Maroc, en particulier les véhicules de l’usine PSA Kénitra, sortent avec un taux d’intégration locale de 60%.

L’ob­jectif étant d’arriver à terme à un taux de 80% de pièces fabriquées localement. «L’intégration de composants made in Maroc est un élément fondamental de la compétitivité de l’industrie», insiste le ministre de tutelle.

Pour l’heure, le Maroc entre de plain-pied dans la compétition internationale. «Mais nous ne sommes pas les meil­leurs. Nous avons encore des marges de progression», admet le ministre. Selon Elalamy, «le secteur a de belles pers­pectives pour les 20 à 30 prochaines années».

Il en veut pour preuve que: «Chaque jour, je dis bien chaque jour, j’assiste à l’inauguration d’une nouvelle usine». Dernière en date, celle du groupe sud-coréen Hands. Un investissement de 4 milliards de DH pour produire des jantes en alliage à Tanger.

La capacité annuelle de ce site est de 2 millions de jantes. L’objectif est de monter à un vo­lume annuel de 8 millions d’unités d’ici 2024. Le site de Hands emploie actuel­lement 350 salariés. Il devra arriver à un effectif de 1.600 au fur et à mesure de la montée en cadence.

Pour le ministre de l’Industrie, ce sont là autant d’indicateurs qui traduisent les premiers fruits de la politique d’ac­célération industrielle (PAI). En termes d’emplois, le PAI aura permis la créa­tion de quelque 500.000 emplois depuis 2014, fait valoir Elalamy, en précisant que ces chiffres sont certifiés par la CNSS.

Quoi qu’il en soit, de nombreux experts sont critiques: «Le Maroc n’est pas un site majeur de l’industrie auto­mobile. Les deux constructeurs font uni­quement dans l’assemblage puisque les moteurs sont produits ailleurs».

Amin RBOUB

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