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    Economie

    La vraie bataille de l’eau démarre

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5676 Le 15/01/2020 | Partager
    Signature de la convention cadre du plan prioritaire
    60% du financement sera assuré par le budget de l’Etat
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    Pièce maîtresse, la construction des barrages nécessitera  plus de la moitié de l’investissement global: 61 milliards de DH. Avec l’achèvement des ouvrages en cours de réalisations et le lancement de nouveaux édifices, la réserve sera portée à 27 milliards de mètres cubes (Ph. Bziouat)

    Régime turbo pour le plan prioritaire de l’eau. A peine une semaine après sa présentation devant le Roi, la convention cadre déclinant son déploiement  a été signée lundi dernier également devant le Souverain. C’est dire l’urgence de  programme.

    L’objectif est de passer, sur la période 2020-2027, de 145 grands barrages dont dispose le pays à 176 ouvrages. Et partant, d’augmenter la capacité de la réserve hydrique à 27 milliards de mètres cubes contre 18 milliards actuellement.  

    Au-delà, il s’agit de sécuriser l’approvisionnement de la population en eau potable et d’assurer l’irrigation des cultures. A cet effet, le programme devrait mobiliser un investissement de l’ordre de 115,4 milliards de DH dont l’essentiel sera financé sur le budget de l’Etat.

    Il s’articule autour de cinq axes principaux. Le premier cible l’amélioration de l’offre hydrique via la construction des barrages. La gestion de la demande et la valorisation de la ressource, en particulier dans le secteur agricole, sont érigées en priorité par le second axe.

    En clair, il est question de promouvoir les cultures qui valorisent au mieux la ressource hydrique tout en veillant à son économie via les systèmes appropriés. Ceci, tout en renforçant l’approvisionnement du monde rural en eau potable, c’est l’objet du 3e axe. Alors que le 4e axe cible le recyclage des eaux usées et leur réutilisation dans l’irrigation des espaces verts.

    Le dernier axe insiste enfin sur la nécessité de communiquer et de sensibiliser le citoyen sur l’importance de la préservation de la ressource et la rationalisation de son utilisation. Pièce maîtresse du programme, l’amélioration de la capacité de stockage passe par l’achèvement des barrages en cours de construction et le lancement de nouveaux ouvrages (Voir L’Economiste du 9 janvier 2020).

    Sans occulter le recours au dessalement de l'eau de mer. Dans ce cadre,  des projets sont ainsi prévus pour certaines agglomérations, notamment Casablanca, Dakhla et Safi. Les mesures prévues portent aussi sur la gestion de la demande à travers l'augmentation du rendement des réseaux de production et de distribution d'eau potable. En particulier, la généralisation de l’accès à la ressource du monde rural.

    Le programme se fixe par ailleurs comme objectif d'améliorer la coordination entre l'ensemble des intervenants, tout en sensibilisant les utilisateurs et les citoyens à l'usage rationnel des ressources hydriques, avec l'implication de la société civile, dans le but d'ancrer, chez les jeunes générations, l'importance de préserver la ressource hydrique. Ceci, via les divers canaux de communication, en organisant des campagnes de sensibilisation et des activités scolaires parallèles et en encourageant l'esprit d'initiative.

    Où vont les 115 milliards de DH

    La convention cadre du programme prioritaire de l’eau signée lundi devant le Roi décline les divers volets de son déploiement. Le plan devrait mobiliser un investissement de 115 milliards de DH sur la période 2020-2027. Il sera financé à hauteur de 60% par le budget général de l’Etat et 39% par les acteurs concernés : ONEE, ministère en charge de l’Eau, les Finances, le  ministère de l’Agriculture et celui de l’Intérieur. Le reste du financement sera drainé dans le cadre du partenariat public-privé.
    L’amélioration de l’offre hydrique se fera à travers la construction de barrages (61 milliards de DH), de la gestion de la demande et la valorisation de l'eau notamment dans le secteur agricole (25,1 milliards de DH), du renforcement de l'approvisionnement en eau potable en milieu rural (26,9 milliards de DH), du recyclage des eaux usées dans l'irrigation des espaces verts (2,3 milliards de DH). La communication et la sensibilisation  seront dotées de 50 millions de DH.
    Le suivi du programme sera assuré par un comité de pilotage présidé par le chef du gouvernement et composé des ministères concernés. La gouvernance sera  également assurée par une commission technique présidée par le ministre de l'Équipement, du Transport, de la Logistique et de l'Eau, ainsi que par des commissions régionales présidées par les walis.

    A.G.

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