×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    International

    Les rivaux libyens se rencontrent à Moscou

    Par L'Economiste | Edition N°:5675 Le 14/01/2020 | Partager
    Des négociations pour signer un accord formel de cessez-le-feu
    Prochaine conférence de paix à Berlin

    Les deux chefs des belligérants libyens sont arrivés, hier lundi, à Moscou. C’est pour des négociations destinées à signer un accord formel de cessez-le-feu, entré en vigueur la veille en plein ballet diplomatique pour éviter que ce conflit dégénère.

    La venue du chef du gouvernement reconnu par l'ONU (GNA), Fayez al-Sarraj, et de l'homme fort de l'Est, le maréchal Khalifa Haftar, dont les troupes s'opposent depuis plus de neuf mois aux portes de Tripoli, illustre l'influence croissante de Moscou dans cet épineux dossier.

    Ankara soutient Sarraj et déploie même pour ce faire des militaires, tandis que Moscou, malgré ses dénégations, est soupçonné d'appuyer Haftar avec des armes, de l'argent et des mercenaires. Selon le président du Conseil d'Etat Khaled al-Mechri, allié du GNA, la discussion pourrait notamment porter sur le déploiement de forces de surveillance dont il n'a pas précisé la nature.

    S'exprimant lors d'une courte intervention télévisée, Fayez al-Sarraj a appelé les Libyens à «se lancer vers la stabilité et la paix». D’ailleurs, la trêve doit servir de prélude à une conférence internationale sur la Libye à Berlin sous l'égide de l'ONU, prévue pour le 19 janvier. La chancelière Angela Merkel s’était rendue samedi dernier à Moscou pour des pourparlers avec le président russe. Ce dernier a enchaîné les conversations téléphoniques avec les dirigeants arabes et européens.

    Entre l'arrivée sur le terrain libyen de la Turquie, la présence suspectée de mercenaires russes et l'existence d'une multitude de groupes armés (notamment des milices jihadistes, des trafiquants d'armes et des passeurs de migrants), la communauté internationale craint de voir le conflit libyen s'internationaliser et dégénérer.

    L'Europe redoute en particulier que la Libye ne devienne une «seconde Syrie». Les dirigeants européens veulent réduire la pression migratoire à ses frontières. Car elle a recueilli ces dernières années des centaines de milliers de migrants fuyant les conflits du monde arabo-musulman.

    Hormis des gains géopolitiques sur ses rivaux et un accès privilégié au pétrole libyen, la Russie espère retrouver ce marché pour ses armes et son blé. D'autant que Vladimir Poutine ambitionne de prendre pied en Afrique. La Turquie a aussi des visées pétrolières, à la faveur d'un accord controversé avec le GNA qui élargit le plateau continental turc et lui permet de revendiquer l'exploitation de certains gisements.

    La position du Maroc

    Le Maroc avait exprimé sa préoccupation suite à l'escalade militaire en Libye. «Le Royaume rejette toute intervention étrangère, y compris une intervention militaire, dans le dossier libyen, quels que soient ses fondements, ses motifs et ses acteurs», avait indiqué Nasser Bourita, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger. «Les interventions étrangères n'ont fait que compliquer la situation en Libye, éloigner les perspectives d'une solution politique dans le pays, ancrer les conflits internes et menacer la paix et la sécurité dans la région du Maghreb dans sa globalité», a-t-il souligné. Pour Bourita: «Il n'existe pas de solution militaire au conflit en Libye. La résolution de ce conflit ne peut être que politique et consiste en un consensus entre les différentes factions libyennes dans le cadre de l'intérêt suprême de la Libye et du peuple libyen…».  Cette solution politique «passe par une étape transitoire selon les dispositions de l'Accord politique de Skhirat, et ce à travers sa consolidation et son amélioration si nécessaire…».

    F. Z. T. avec agences

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc