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    Culture

    La «farha» de Jihane Bougrine

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5673 Le 10/01/2020 | Partager
    jihane-bougrine-073.jpg

    (Ph. Universal music mena)

    Doucement mais sûrement, Jihane Bougrine se fraie un chemin vers le sommet d’une scène musicale marocaine, trop souvent dominée par une pop aux tendances libano-khaliji. L’auteure-compositrice, à la voix soul/jazz a quant à elle choisi une route plus complexe, une touche  Moroccan-World, aux influences multiples, mais toujours ancrée dans son pays d’origine.

    La chanteuse, adoubée par  Universal Music Mena a dévoilé, il y a quelque temps, un single intitulé Farha, issu de son premier album, prévu en juin 2020:  Dima Labass. Une ode à la joie et au bonheur entraînante sur un air de Jazz Pop Latin qui fait du bien. Le titre, coécrit avec Ayoub Belmokkadem et composé avec Zakaria Masrour, musicien et luthiste de l’album raconte sa vision du monde avec un optimisme sans faille qui caractérise l’artiste.

    «Farha est certes une chanson heureuse mais il n’en reste pas moins que derrière tout bonheur se cache de la mélancolie et des blessures. Farha c’est être heureux malgré tout», confie Jihane. Entre le reggae, la soul et le rock folk, le premier album de Jihane Bougrine est le résultat de 13 ans d’amour avec la chanson rythmés de hauts et de bas, une introspection colorée qu’elle puise dans son envie de toujours: faire de la musique.

    L’influence est résolument marocaine voire arabe de par les touches d’instruments fétiches du terroir à l’image du bendir, du 3oud ou encore de la derbouka comme pour se réconcilier avec un pays dont elle s’est séparée trop longtemps. La chanteuse raconte ses états d’âme, ses fous rires, ses coups de gueule, sa folie, ses blessures, ses couleurs, les couleurs de sa vie, de son pays.

    Née à Rabat et exilée en banlieue parisienne dès l’âge de 2 ans, Jihane Bougrine est passionnée de musique depuis toujours. De retour au pays, Jihane crée un groupe de chanteuses à l’âge de 13 ans avec ses amies.

    En 2006, à la fin de son cursus Jihane décide de s’envoler pour Paris, là où elle se fait coacher par des grands comme Merwan Rim et Richard Cross. Elle joue au Réservoir, au Sentier les Halles ou encore au Café de la Danse et intègre le groupe Uptight en tant que choriste. Elle crée le groupe LooN’, en 2011, avec qui elle va faire des tournées dans tout le Maroc.

    Elle devra attendre l’année 2014 pour donner naissance à une première collaboration avec Don Bigg . Après avoir participé au Jazzablanca, au Tanjazz, à Visa for Music, elle chante à la Fondation Tres Culturas de Séville en 2019 après la sortie de son single «Serrek F Bir» (Ton secret est bien gardé).

    A.Bo

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