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    Enseignement: Liberté, autonomie, innovation… «l’american way»

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5670 Le 07/01/2020 | Partager
    Les écoles peuvent choisir leurs méthodes d’enseignement
    Les directeurs des établissements ont le droit de virer les profs incompétents
    Une prise de décision décentralisée au maximum
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    En classe, les enseignants jouissent d’une grande liberté. Dans leur contrat, ils peuvent négocier leur salaire, promotions, financement de la formation continue... (Ph. ANA)

    Les Américains sont toujours partants pour expérimenter de nouvelles idées. «Just do it!», vous diraient-ils. Ecoles et enseignants ont le droit d’innover et de choisir leurs méthodes, pourvu d’atteindre les objectifs d’apprentissage fixés par les districts scolaires. Les districts étant l’équivalent des délégations provinciales de l’Education nationale au Maroc.

    L’école Woodward dans l’Etat du Michigan (voir article pages VI-VII), par exemple, a décidé d’étaler les 180 jours de scolarité obligatoire sur toute l’année et de se passer des grandes vacances. «Nous avons préféré donner des cours toute l’année parce que les enfants arrivent après les grandes vacances avec plus de lacunes, et sans expériences enrichissantes», explique son proviseur, Frank Rocco. Majoritairement issus de milieux défavorisés, les élèves de Woodward se trouvent désœuvrés durant leurs longues vacances. Leur coupure avec l’école se traduit ainsi par un effet négatif.

    «Les prestataires de services n’ont pas suivi. Le nombre de nos élèves est donc passé de 400 à 250», poursuit Rocco. Cela n’a pas dissuadé l’école pour autant. La prise de décision s’opère d’abord au niveau des établissements. Décentralisation, liberté et autonomie, ce sont là les ingrédients caractérisant «l’american way».

    Les proviseurs disposent d’un pouvoir non négligeable. Ils participent au recrutement de leurs enseignants (embauchés par les districts scolaires), en prenant part au jury de sélection, les évaluent et les notent. Ils peuvent même les virer s’ils ne donnent pas satisfaction. Ce sont ainsi les enseignants les plus impliqués et les plus compétents qui sont gardés. Tout le contraire du Maroc où les bons et les mauvais sont logés à la même enseigne.

    Aux Etats-Unis, les profs ne sont pas recrutés sur la base de leur diplôme ou d’un concours national. Ils peuvent postuler pour le district scolaire de leur choix et passer un entretien évaluant leurs motivations. «Ils ont la possibilité de négocier dans leur contrat leur salaire, promotions, financement de la formation continue...», relève un responsable du département de l’Education dans l’Etat du New Hampshire.

    Dans cet Etat, les profs doivent valider 75 heures de formation continue tous les trois ans. 45 heures en pédagogie et 30 dans leur domaine d’expertise. Pour cela, ils peuvent assister aux ateliers et formations organisés par les districts scolaires et les syndicats des enseignants, ou encore suivre des cours en ligne, et cumuler des crédits de formation validés par leur ministère. 

    Au Maroc, on n’en est pas encore à ce degré d’autonomie. La décentralisation est, pour l’heure, simplement budgétaire. Côté RH, les académies régionales commencent à peine à recruter elles-mêmes leurs cadres.

    Ahlam NAZIH    
     

     

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