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Fès-Meknès: Les projets culturels peinent à se concrétiser

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5669 Le 06/01/2020 | Partager
Théâtre, musée des arts vivants, palais des congrès…
Le président de la région attend la signature des partenariats
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 4 ans après son élection à la tête de la région Fès-Meknès, Mohand Laenser n’a toujours pas concrétisé ses projets culturels de musée, institut des beaux-arts et palais des congrès. Des projets dont la réalisation piétine pour cause de signature, ou par manque de fonds? (Ph YSA)

Les projets culturels de la région Fès-Meknès ont encore de longues années devant eux avant qu'ils ne soient concrétisés. Institut des beaux-arts, théâtre, musée des arts vivants et palais des congrès avaient pourtant été présentés, par le président du Conseil régional Mohand Laenser, en 2016. Mais, 4 ans plus tard aucune de ces infrastructures n'est sortie de terre.

Pour rappel, ces projets devaient être réalisés, entre 2016 et 2019, pour un financement global de l'ordre de 366 millions de DH. Pour ce faire, plusieurs partenaires (ministères de l'Intérieur, Habitat, Culture... et collectivités locales régionale, communale, et préfectorale) devaient accorder leurs violons notamment pour assurer les financements nécessaires.

A ce propos, l’institut des beaux-arts, approuvé en mai 2016, coûtera une enveloppe budgétaire de 60 millions de DH. Participent à sa réalisation les ministères de la Culture (20 millions de DH), l’Intérieur (10 millions DH), l’Habitat et la Politique de la ville (10 millions de DH), et les conseils de la région Fès-Meknès (10 millions),  la ville de Fès (8 millions de DH), et la préfecture de Fès (2 millions de DH).

Ce projet sera conçu comme un laboratoire de recherche et d’expérimentation, ouvert sur les réalités artistiques contemporaines. Il vise à stimuler l’émergence de talents singuliers, à former des personnalités créatives (artistes, designers, auteurs...) pouvant mener des parcours différents au sein d’un large spectre de disciplines.

Contacté par L'Economiste, Mohand Laenser affirme que «la signature du pacte conventionnel avec les différents départements ministériels qui devait être actée lors des assises de la régionalisation avancée tenues dernièrement à Agadir, a été reportée à une date ultérieure». Certes, Laenser ne désespère pas mais n'annonce aucune date pour le lancement des chantiers. À la question «est-ce pour 2020?», il ne donne aucune réponse.

Pourtant, dès son élection à la tête de la région, Laenser avait promis de redéfinir la vocation de sa circonscription. Il a programmé des projets structurants dans différents domaines dont la culture avec l'espoir que ces infrastructures serviraient de tremplin pour attirer les investisseurs dans la région. Mais voilà, plus de 4 ans après avoir voté ce programme de projets culturels, aucun n’est sorti de terre.

À noter que le conseil régional est partenaire dans la réalisation d’un palais des congrès, un institut des beaux-arts et un musée. Ce dernier sera dédié à la préservation de la mémoire collective et à la consolidation des institutions culturelles et artistiques locales.

D’un investissement de 80 millions de DH, ce musée sera financé en partenariat avec le ministère de l’Intérieur (27 millions de DH), le ministère de l’Habitat et la Politique de la ville (22 millions), la commune urbaine de Fès (9 millions de DH), l’assemblée préfectorale de Fès (2 millions de DH) et le conseil régional (20 millions).

Grâce à ce montage financier, la future structure muséale ambitionne de consolider le paysage culturel de la région à travers la mise en place d’établissements mettant en valeur le riche patrimoine historique. «Ambitions qu’il va falloir traduire par des projets concrets», estiment plusieurs acteurs appelant Laenser à lancer des projets d'envergure au niveau de sa circonscription.

«Il faut la positionner aux premiers rangs de la stratégie nationale de développement économique, encourager les nouveaux métiers, promouvoir l’entreprise et l’investissement, et renforcer la compétitivité de la région... En attendant, Fès-Meknès manque cruellement de leadership », déplorent-ils.

Réveiller le Mouvement Populaire

«Comme pour la gestion du Conseil régional, au niveau politique, le parti du Mouvement Populaire (MP) mérite une véritable renaissance grâce à l’encadrement des jeunes et des militants et le recrutement de bons profils», estiment les observateurs. Car, il s’agit d’une formation qui a milité pour l’indépendance du pays mais qui n’a été reconnue comme véritable parti que plusieurs années plus tard. Aussi, c’est le seul parti (en dehors du PI, USFP, et RNI) qui n’a jamais brigué la présidence du gouvernement ni aucune des deux chambres parlementaires. Et la grogne qu’a vécue le MP lors du congrès de sa jeunesse ou encore ses résultats au scrutin partiel, notamment à Khénifra, ont fait que plusieurs hauts dirigeants sont mécontents. Rappelons à ce titre le départ, il y a quelques mois, de Moha Lyoussi, fils du fondateur du parti, qui avait démissionné du bureau politique. Démission qui a soulevé des interrogations au sein de la maison Harakie et surtout une indignation de nombreux membres du conseil national du parti, au point d’adresser une demande d’explication au président du conseil national.

De notre correspondant permanent, Youness SAAD ALAMI

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