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Société

Festival Jazz sous l’Arganier: Jazz, Gnaoua, soul... des fusions au-delà des frontières

Par Ghizlaine BADRI | Edition N°:5667 Le 02/01/2020 | Partager
6 concerts exceptionnels, et une ouverture avec Maalama Hind Ennaria
Une des rares artistes féminines à se distinguer dans l’art du guembri souiri
Essaouira et l'art des Gnaoua entrent au panthéon de l'Unesco
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L'ouverture des concerts a été donnée par Maalama Hind Ennaria, une des rares artistes femmes à pratiquer le guembri (Ph. Association Essaouira-Mogador)

Essaouira confirme son statut de carrefour mondial des arts et de la musique en particulier. La ville, qui en est à sa 5e édition du Festival «Jazz sous l’Arganier», a vibré, la semaine dernière, aux sons du guembri et autres instruments de musique venus d’ailleurs se mêlant subrepticement aux volutes jazzy.

Un "jazz dans tous ses états", une ode aux musiques du monde, qui arrive quelques semaines après deux événements majeurs. L’inscription de l’Art des Gnaoua, au patrimoine immatériel de l’Unesco, qui permettra aux musiciens gnaouis de conserver leur héritage ancestral, ainsi que la reconnaissance de la ville de Mogador comme l’une des villes les plus créatives au monde dans le domaine de la musique.

Organisée par l’Association Essaouira-Mogador, cette nouvelle édition de l’un des nombreux rendez-vous musicaux qu’abrite Essaouira a été marquée par la présence de plusieurs artistes marocains et internationaux. «Ce festival vient conforter la réputation de la ville en tant que cité de l’art gnaoui et des musiques du monde», indique Tarik Ottmani, président du bureau exécutif de l'Association Essaouira-Mogador, ajoutant qu'à «l’aube de cette nouvelle année, les organisateurs ont voulu que ce festival soit à l’image de leurs vœux pour 2020: des vœux de fraternité, de solidarité, de diversité et d’humanité».

L'évènement, qui s'est déroulé à Dar Souiri, a offert aux aficionados du jazz, six concerts exceptionnels en présence de l’une des rares artistes féminines à se distinguer dans l’art du guembri souiri «Maalama Hind Ennaria» qui a eu la  primeur d’ouvrir le bal cette année.

D’autres artistes souiris tels que le «Maallem Mokhtar Gania & Gnaoua Soul» ont proposé des fusions uniques de musique gnaouie et de soul music, des mélodies hybrides qui conjuguent le groove des Gnaoua avec les mélodies orientales du Maghreb et la pulse de la world africaine.

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L’Amérique du Sud a été mise à l’honneur par Manuel Hermia, saxophoniste de formation et joueur de «bansuri», une flûte de l'Inde du Nord, il est l’inventeur du «rajazz», un concept unique qui allie les sonorités subtiles du jazz aux sons prononcés de la musique raga (Ph. Association Essaouira-Mogador)

Des collaborations qui ont donné naissance au projet «Gnaoua soul», un album enregistré à Essaouira en 2019, mixé par l’artiste américain Chris Shaw, détenteur de 4 Grammy Awards (2002, 2005, 2007 et 2010) pour le meilleur album Folk&Blues contemporain.

Imaginées par plusieurs auteurs-compositeurs: Moktar Gania (guembri et voix), frère cadet du regretté Mahmoud Gania, et le compositeur, arrangeur et guitariste Anoir Ben Brahim, fils de feu Hamid Ben Brahim, ces compositions «africaines-mêlées» sont une invitation à découvrir également les héritages musicaux du continent, en parcourant les influences de pays voisins du nord au sud. Les musiques du monde issues de plusieurs contrées lointaines ont ainsi emporté les mélomanes dans un voyage au-delà des frontières.

L’Amérique du Sud a été mise à l’honneur par Manuel Hermia, saxophoniste de formation et joueur de «bansuri» une flûte de l'Inde du Nord, il est l’inventeur du «rajazz», un concept unique qui allie les sonorités subtiles du jazz aux sons prononcés de la musique raga.

Puis les férus de la musique universelle ont retrouvé Tao Ehrlich Quartet et Loy Ehrlich, artiste français jazz et world music, qui ont invité les amateurs des nouveaux courants du jazz moderne, à plonger dans un univers jazzy influencé par les musiques du monde et du rock progressif.

                                                                         

Les femmes et le Jazz’Amazigh

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Quant aux concerts de la soirée de clôture, ils ont mis à l’honneur le jazz marocain au féminin avec Meryem Aassid et l’ensemble «Jazz’Amazigh» créé en 2018 par Meryem Aassid et Oussama Chtouki, où musique amazighe et musique internationale ont fusionné pour offrir un répertoire inédit. En clôture de cette 5e édition, Nabyla Maan qui a consacré sa carrière à faire prévaloir les musiques ancestrales andalouses et le Melhoune en les mêlant au jazz et aux musiques du monde a, quant à elle, enchanté le public avec ces mélodies enivrantes de jazz et de musique orientale.

Ghizlaine BADRI

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