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    Transport urbain: Kénitra sans bus

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5667 Le 02/01/2020 | Partager
    La commune et Karama Bus n’arrivent pas à trouver de sortie de crise
    Mini-bus et cars mobilisés par la préfecture pour assurer la continuité du service public
    La commune envisage de résilier le contrat
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    Suite à l’arrêt de l’activité des bus de la société Karama Bus, des mini-bus et des cars ont été mobilisés par la préfecture de Kénitra en vue d’assurer la continuité du service du transport urbain au niveau de la ville (Ph. NEA)

    La crise qui frappe, depuis des années, le transport par bus à Kénitra est dans l’impasse. Depuis plus d’une semaine, la capitale du Gharb est dépourvue de service du transport urbain, ce qui a imposé l’intervention de la préfecture pour assurer la continuité du service public.

    Près de 160 mini-bus et quelques cars ont été mobilisés pour assurer, provisoirement, le transport des habitants à un tarif de 5 DH. «Ce service alternatif a atténué l’effet de la crise et soulagé les usagers, particulièrement les étudiants qui devaient passer leurs examens en cette période», indique Khalid Izouar, acteur de la société civile et président d’une association à Kénitra.

    Pour lui, la commune, dirigée par le PJD, a mal géré cette crise dont les prémices se sont annoncées dès les premières années du contrat. «Nous avons essayé de gérer ce dossier en respectant les dispositions du contrat», tient à rappeler un adjoint du maire. «Près de 350 correspondances ont été adressées au délégataire, la société Karama Bus, pour remédier aux dysfonctionnements constatés lors de l’exécution du contrat», argumente-t-il.

    Trois avenants ont déjà été adoptés en vue d’améliorer l’équilibre financier du contrat, rappelle l’adjoint du maire. «En dépit de la bonne volonté de la commune, le délégataire n’a pas pu honorer ses engagements notamment en ce qui concerne le renforcement de son parc de bus, et ce conformément aux dispositions du contrat», regrette-t-il.

    Côté délégataire, un autre son de cloche. Il impute la responsabilité de cette crise à la commune en lui reprochant de ne pas contribuer à la création de conditions favorables au bon fonctionnement de la société. A ce titre, le délégataire évoque notamment la multiplication des actes de sabotage contre les bus, la prolifération du transport informel et la concurrence «déloyale» des grands taxis.

    Tout cela va porter un sérieux coup à la situation financière de la société, indique la direction de Karama Bus. Face à l’impasse dans laquelle se trouve la gestion de ce différend, la commune a entamé les premières étapes de la procédure de résiliation du contrat.

    A ce titre, l’adjoint du maire rappelle l’envoi, en septembre dernier, d’une mise en demeure au délégataire. Une réunion d’arbitrage a eu lieu, dernièrement, sous l’égide du ministère de l’Intérieur. «Nous attendons le rapport de la réunion tenue par la tutelle pour nous permettre de résilier le contrat, et de lancer un appel d’offres pour la désignation du futur délégataire», conclut l’adjoint du maire.

    De notre correspondant permanent, Noureddine EL AISSI

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