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Economie

L'Asmex réclame des mesures compensatoires

Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5666 Le 31/12/2019 | Partager
Une centaine de dispositifs pour neutraliser la révision du régime de l’export
Un potentiel de 15 milliards de DH identifié
L’étude de l’Asmex bientôt dévoilée
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En 2018, les exportations marocaines ont augmenté de 10,6% contre 10,3% en 2017 et 4,3% en moyenne annuelle sur la période 2008-2014

Après la suppression du régime fiscal de faveur de l’export, les exportateurs demandent des mesures d’accompagnement. L’Association marocaine des exportateurs (Asmex) vient de finaliser une étude réalisée par les cabinets Mazars et Fidaroc. Le travail consiste à réaliser l’échographie de l’offre exportable pour déterminer les mesures susceptibles d’élargir la base des exportateurs.

Le potentiel est estimé à 15 milliards de DH additionnels moyennant quelques mesures d’accompagnement. L’Asmex refuse de communiquer plus de détails sur le rapport final. Reste les grandes tendances. Sur 11.000 exportateurs identifiés, 9/10 ne sont pas réguliers.

«Notre objectif est de déterminer les mesures d’accompagnement qui permettront à ces exportateurs d’être plus réguliers sur les marchés internationaux et d’identifier les branches et sous-branches, tels que les produits du terroir, qui doivent être valorisées pour augmenter notre part des exportations», déclare Hassan Sentissi, président de l’Asmex.

Pour augmenter cette part, il faudra ratisser large parce que les exportations nationales ne ciblent que le tiers du monde. L’étude sur l’offre exportable, qui aura coûté près de 5 millions de DH, a débouché sur une centaine de mesures compensatoires, destinées aux exportateurs. Un pack qui sera segmenté en fonction des régions et des secteurs.

A l’évidence, il est trop tard pour intégrer une partie de ces mesures dans la loi de finances 2020. Mais d’ores et déjà l’on sait que l’Asmex compte relancer le gouvernement sur les mesures prises en faveur des exportateurs situés en zones enclavées.

Le dispositif avait déjà été intégré dans la loi de finances 2018, sans avoir jamais été mis en œuvre. Il s’agit de l’aide directe aux exportateurs situés dans des zones reculées pour couvrir les frais de transport depuis les lieux de production jusqu’au port de manière à ce que les frais d’acheminement soient neutralisés. Il est prévu que le financement soit prélevé sur le fonds de développement industriel (FDI), doté de 20 milliards de DH pour la période 2014-2020.

«La subvention du transport en faveur des exportateurs s’ajoute aux financements prévus par les Fonds de solidarité interrégionale et le Fonds spécial relatif au produit des parts d’impôts affectées aux régions et destinées à désenclaver les zones éloignées du réseau autoroutier, ferroviaire et des aéroports», avait déclaré Abdellah Bouanou, président de la Commission des finances à la Chambre des représentants, à L’Economiste dès l’intégration de la mesure dans la loi de finances fin décembre 2018. Reste maintenant à fixer les modalités d’attribution de la prime du transport.

«Pour le moment, il n’est pas question de transport routier. Rien n’est prévu pour l’aide en matière de transport maritime ni aérien», signale Aziz Chirb, export manager chez Agrojus, la société qui distribue les jus Valencia. En fait, l’Asmex avait signé une convention de partenariat avec Royal Air Maroc Cargo pour proposer des tarifs préférentiels aux exportateurs. Les exportateurs souhaitent que ces prix soient élargis, revus à la baisse ou partiellement subventionnés.

Sur un autre registre, la lourdeur bureaucratique continue de pénaliser les exportateurs malgré les efforts de la douane puisque certaines formalités relèvent d’autres administrations.

«Le gouvernement devrait simplifier davantage les procédures réglementaires pour raccourcir les délais. En effet, au moment où nos concurrents en Egypte, Tunisie ou en Turquie obtiennent leurs documents, tels que les certificats phytosanitaires, en 48 heures maximum via un guichet unique, les nationaux doivent parfois attendre plusieurs jours», signale Chirb. 

Lors de sa rencontre avec les membres de l’Asmex, en compagnie de My Hafid Elalamy, son homologue de l’Industrie (Cf L’Economiste n° 5632 du 12/11/2019), Mohamed Benchaâboun avait expliqué les motivations derrière la révision du régime fiscal de l’export.

La concurrence entre les exportateurs et les opérateurs économiques en Europe ne doit plus se faire par les incitations fiscales. Ce qui veut dire que d’autres mesures pourraient être proposées par le gouvernement pour renforcer la compétitivité des exportateurs sans que le Maroc n’ait de comptes à rendre à ses partenaires commerciaux. Encore faut-il améliorer la qualité de l’offre exportable.

Fin de l’exonération quinquennale d’IS

«L'exonération quinquennale d’IS a montré ses limites puisque de nombreux opérateurs créent de nouvelles entités pour bénéficier de nouveau de cette mesure. Il faudra travailler sur d’autres aspects tels que la connaissance et la maîtrise de nos marchés, par exemple, en investissant dans la data. En effet, dans beaucoup de cas, les exportateurs sont souvent à la merci des intermédiaires», explique un professeur universitaire. Le Maroc devrait créer tout un écosystème autour de l’export à l’image de schéma d’organisation des industries automobile, aéronautique… L’objectif étant d’aboutir à un tissu économique solide et compétitif. La suppression des mesures fiscales spécifiques à l’export, notamment l’exonération quinquennale de l’IS, était motivée par la pression de l’Union européenne.

Hassan EL ARIF

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