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    Economie

    Enquête L’Economiste-Sunergia: La bombe écologique de Médiouna!

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5662 Le 25/12/2019 | Partager
    Pas de solution en vue pour la décharge de Casablanca
    Des prestations de collecte plus coûteuses, mais pour un piètre résultat!
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    La décharge de Médiouna, qui génère plus de 110.000 tonnes de détritus et 40.000 m3 de lixiviat par mois! Elle empoisonne la vie des riverains, dans les communes limitrophes (comme Médiouna, Nouaceur, Bouskoura…)
    (Ph. L’Economiste)

    La métropole cumule les mauvais points en matière de propreté, de nettoiement et de gestion des ordures ménagères. Elle compte une bombe écologique et non des moindres: la décharge de Médiouna, qui génère plus de 110.000 tonnes de détritus et 40.000 m3 de lixiviat par mois!

    Elle empoisonne non seulement la vie des riverains, dans les communes limitrophes (comme Médiouna, Nouaceur, Bouskoura…), mais ses nuisances olfactives et ses effets néfastes sur la santé se font ressentir à des kilomètres à la ronde.

    Depuis le départ forcé d’Ecomed, les responsables communaux et élus peinent encore à sélectionner le futur exploitant et le mode de fonctionnement approprié. Faut-il opter pour l’incinération ou aller vers d’autres modes plus écologiques et moins coûteux, basés sur le recyclage, le tri à la source et la valorisation des déchets?

    Autre dossier épineux de la propreté dans la métropole, celui de la collecte des ordures ménagères. Après des années de cafouillages et de gestion hasardeuse, ponctuées d’une période transitoire depuis 2017 et des grèves d’éboueurs, la commune de Casablanca a fini par désigner 2 nouveaux délégataires (Averda et Derichebourg). Le mode de facturation a été revu pour mettre fin aux abus sur le tonnage.

    A partir de cette année, les prestations de collecte, facturées au forfait, coûteront la modique somme de 890 millions de DH/an, soit 6 milliards de DH sur 7 ans. Ce montant sera réparti entre les deux délégataires  privés Averda et Derichebourg (soit un surplus de 230 millions de DH par rapport à l’ancien mode de facturation par tonnage). Il s’agit du 2e poste budgétivore pour la commune urbaine (après la masse salariale), représentant le tiers de son budget annuel.

    Obligation de résultats, collecte de nuit, sensibilisation des citoyens, contrôle et suivi GPS… Les promesses sont là, mais avec peu de concrétisations!

    Depuis février dernier, date officielle du démarrage des nouveaux contrats, les Casablancais n’ont pas encore vu «la nouvelle ère de la collecte des déchets», tant promise par les décideurs locaux. Le nouveau matériel de collecte, qui devait faire son apparition le 21 décembre, n’a pas été introduit non plus.

    En attendant, les anciennes bennes à ordures continuent de circuler propageant le jus d’ordures (lixiviat) sur leur sillage.

    A.E.

     

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