×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    Economie

    Huile d’olive: La mise en garde du mouvement consumériste

    Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5656 Le 17/12/2019 | Partager
    Mélange, utilisation de colorants, de produits chimiques…
    Gros risque de fraude dans le produit commercialisé en vrac

    «Faites attention à l’huile  que vous consommez!» C’est en substance l’objet de la mise en garde lancée, dimanche 15 décembre, par la Fédération marocaine du droit du consommateur (FMDC) contre la consommation d’huile d’olive contrefaite. L’alerte coïncide avec la fin des récoltes d’olives et la production de l’huile qui constitue un aliment incontournable de la cuisine marocaine.

    Sauf que l’intérêt pour ce produit ne doit pas faire oublier aux consommateurs qu’ils doivent être vigilants par rapport à ce qu’ils achètent. «Dans certains cas, la production de l’huile d’olive est entachée par des pratiques frauduleuses qui impactent aussi bien la qualité du produit que sa sécurité».

    Par conséquent, la FMDC prévient les consommateurs contre les pratiques des réseaux commerciaux informels et des marchands saisonniers qui recourent à des mélanges avec des huiles de table ou procèdent à l’utilisation de comprimés ou de colorants permettant d’obtenir la même saveur que l’huile d’olive.

    «Ces comprimés, qui sont dangereux pour la santé, sont en vente libre chez certains marchands de produits phytosanitaires. Ils sont à base de produits chimiques, mais nous n’en connaissons pas les constituants», précise Madih Ouadi, secrétaire général de la Fédération nationale des associations du consommateur (FNAC).

    Certains consommateurs achètent leur huile directement auprès des unités de production. «La saveur n’est pas toujours un gage de qualité. Certains producteurs mélangent l’huile avec celle de l’année précédente. Et comme il n’y a pas d’étiquetage, le consommateur ne sait pas ce qu’il achète.

    La présence d’une étiquette ne doit pas tromper la vigilance du client car elle peut toujours comporter des informations soit incomplètes, soit falsifiées comme dans le cas du miel», signale Madih Ouadi. Un produit emballé n’est pas toujours synonyme de sécurité et de qualité. Il faut encore vérifier l’étanchéité du bouchon.

    La FMDC conseille d’acheter son huile d’olive chez des producteurs de confiance ou des unités certifiées par l’Onssa. Pour une meilleure traçabilité du produit, il est également recommandé d’encourager toutes les unités de production, de stockage, de conditionnement et de commercialisation à adhérer à la certification sanitaire de l’Office.

    Les consommateurs ont également un rôle à jouer dans le dispositif. En cas de commercialisation de grosses quantités d’huile d’olive d’origine douteuse, il est conseillé d’aviser les autorités locales ou les associations de protection des consommateurs.

    Question de pouvoir d’achat

    Pour éviter des risques de santé, la FMDC conseille aux consommateurs de ne pas acheter de l’huile d’olive sur la route ou dans des marchés hebdomadaires où l’on vend un produit dont l’origine et la traçabilité sont inconnues, conditionné parfois dans des bidons de recyclage. Selon la Fédération, une huile d’olive frelatée ou de mauvaise qualité pourrait «entraîner une cirrhose de foie». Il faudrait donc toujours faire un arbitrage entre le pouvoir d’achat et les risques sur la santé. «L’huile d’olive est un sujet sensible car les foyers démunis sont obligés de se rabattre sur le vrac qui constitue l’essentiel du marché. Outre le pouvoir d’achat des consommateurs, il faut également signaler que même en cas de production record, le prix de vente de l’huile conditionnée n’est pas impacté», regrette Ouadi. L’huile d’olive reste toujours vendue entre 40 et 60 DH en fonction de la qualité et de l’acidité. Certaines marques sont vendues entre 70 et 80 DH. Par conséquent, le vrac continue de tenir le haut du pavé. Les consommateurs doivent faire attention à une huile de table vendue à un prix trop bas. C’est peut-être une preuve de fraude.

    Hassan EL ARIF

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc