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    Régions

    Tanger: Nouveau départ pour le CRI

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:5653 Le 12/12/2019 | Partager
    Transformé en établissement public, il vient de tenir son premier conseil d’administration
    Objectif, augmenter l’attractivité de la région en matière d’investissements
    Un renfort en ressources humaines est prévu: 35 nouvelles recrues en 2020

    La vague de réformes des Centres régionaux d’investissement (CRI) a enfin atteint Tanger. Le Centre vient de tenir la semaine dernière son premier conseil d’administration depuis l’entrée en vigueur de la loi 47-18. Ce texte a annoncé le changement et le renouveau de ces établissements dont la fonction est de doper le monde des affaires et l’investissement.

    D’abord au niveau de la forme. En effet, l’une des nouveautés de cette loi est d’avoir transformé cet établissement, autrefois géré sous le régime de SEGMA en établissement public avec un conseil d’administration présidé par le Wali de région, Mohamed Mhidia  Parmi les autres membres du Conseil, des représentants de plusieurs administrations et organismes étatiques ainsi que des personnalités du monde des affaires de la région.

    A Tanger, c’est Mohammed Ghassane Bouhia qui a été nommé à la tête du centre début novembre. Il s’agit d’un profil issu du privé et qui devra relever le défi de transformer un établissement en un véritable pilote de l’économie locale.

    Au niveau du fond, les changements ne sont pas minimes, loin de là. Les nouveaux statuts dotent le CRI d’outils de taille pour accroître son efficacité, comme la CRUI. Sous ce sigle se cache la Commission régionale unifiée de l’investissement, une commission censée remplacer la bonne vingtaine de commissions qui existaient avant et qui avaient des prérogatives en matière d’investissement.

    Le Conseil innove aussi en proposant le concept d’interlocuteur unique, SPOC (Single Point Of Contact). Il s’agit de simplifier la vie pour l’investisseur dont le dossier est traité par une seule personne au niveau du CRI qui est par la même occasion son unique interlocuteur dans le but ultime d’augmenter l’efficacité. Il s’agit d’une véritable révolution par rapport au passé quand le dossier était traité par un service et non par une personne.

    Et pour y arriver, le CRI compte bien miser sur les ressources humaines. A Tanger, il est prévu de recruter 35 nouveaux profils pour 2020, soit trois fois l’effectif actuel du centre. Ils se verront attribuer une rémunération attractive avec une part variable pour récompenser les meilleurs éléments.

    A noter qu’en outre, une bonne part du budget du CRI ira vers la digitalisation des procédures ainsi que vers leur simplification. Afin d’éviter les blocages et fluidifier encore plus l’investissement, les décisions seront prises à la majorité. De la sorte, aucune partie ne pourra bloquer l’avancement d’un projet.

    Le CRI aura aussi des prérogatives en matière de conciliation entre investisseurs et administration, l’obligation d’accompagner et d’assister les PME et les TPE, et enfin, d’assurer une veille économique régionale afin d’identifier les tendances en la matière.

    18 ans

    Le Centre régional de l’investissement de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma soufflera sa dix-huitième bougie en janvier prochain. En effet, la création des CRI fait suite à la lettre royale du 9 janvier 2002 au sujet de la promotion de l’investissement. Son premier directeur a été Abdelouafi Laftit, l’actuel ministre de l’intérieur. L’établissement a la particularité de servir l’une des régions les plus dynamiques avec une augmentation exponentielle des investissements, tant étatiques que privés dont les plus en vue sont le complexe portuaire Tanger Med et l’usine automobile de Renault à Melloussa.  La région est aussi l’un des premiers employeurs après celle de Casablanca mais souffre de nombreux handicaps, que sont la concentration des investissements vers l’ouest, Tanger-Tétouan, au détriment d’Al Hoceïma et les cultures illicites, autant de points qui freinent son développement homogène. 

    De notre correspondant permanent, Ali ABJIOU

     

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