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    Economie

    Catastrophes naturelles: Une nouvelle stratégie 2020-2030

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5653 Le 12/12/2019 | Partager
    Elle sera bientôt adoptée, selon le chef du gouvernement
    Objectif: Assurer l’efficacité et l’efficience des interventions
    Deux Fonds pour lutter contre ces événements extrêmes et la couverture des dégâts
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    Pour Saâdeddine El Othmani, «la gestion des effets des catastrophes naturelles constitue une responsabilité partagée, qui nécessite l’intervention de tous. Il s’agit de faire preuve de prudence et ne pas prendre de risques en cas d’événements extrêmes» (Ph Bziouat)

    Au moment où les réunions de la COP25 se poursuivent à Madrid, Saâdeddine El Othmani a été interpellé par les membres de la Chambre des conseillers sur les mesures prévues pour atténuer les effets des changements climatiques.

    Intervenant lors de la séance mensuelle des questions des politiques publiques, le chef du gouvernement a souligné que son équipe est «déterminée à adopter une stratégie globale et intégrée pour la gestion des risques liés aux catastrophes naturelles liées aux transformations qui touchent l’environnement».

    Elle s’étale sur la période 2020-2030. Face aux critiques de l’approche adoptée par l’exécutif dans certains dossiers, El Othmani s’est engagé sur l’implication de l’ensemble des acteurs. L’objectif est «d’assurer l’efficacité et l’efficience des interventions».

    Pour lui, les administrations publiques, mais également les associations et les citoyens sont appelés à assumer cette responsabilité partagée. «Il s’agit de faire preuve de prudence et ne pas prendre de risques en cas de catastrophes naturelles», a-t-il affirmé.

    Depuis quelques années, la multiplication de phénomènes extrêmes dans certaines régions du Maroc, notamment des inondations ayant coûté la vie à des citoyens, dans le monde rural, commence à inquiéter. Surtout que le Maroc, au même titre que d’autres pays africains, seront parmi les plus touchés par les changements climatiques.

    Pour El Othmani, la mise en œuvre des mesures visant à faire face aux effets de ces événements naturels ambitionne de favoriser la protection des vies, des biens et des activités économiques. Il s’agit, selon lui, d’être capables d’intervenir, notamment dans les cas d’inondations, de sécheresse ou de tremblement de terre.

    Le chef du gouvernement a rappelé la mise en place, il y a quelques années, de fonds pour lutter contre les catastrophes naturelles, et contribuer à la prévention et l’atténuation de leurs effets. Ces mécanismes permettront également de dédommager les dégâts causés par ces phénomènes extrêmes.

    Il s’agit d’un côté du Fonds de lutte contre les effets des catastrophes naturelles, créé en 2009, pour faire face aux tremblements de terre, aux inondations, aux éboulements, à l’érosion côtière et aux tsunamis. Le 2e est le Fonds de solidarité contre les événements catastrophiques.

    Il s’agit d’un «système institutionnel de couverture des conséquences de ces événements et de gestion de l’opération de dédommagement des victimes». Il s’inscrit en complément du Fonds des calamités naturelles, créé en 1993, qui couvre l’ensemble des désastres naturels, y compris les invasions de criquets. Le chef du gouvernement a également mis l’accent sur d’autres mesures pour atténuer les effets des changements climatiques.

    Cela concerne particulièrement la lutte contre les risques de stress hydrique. Sur ce point, El Othmani a insisté sur l’importance de la poursuite de la politique des barrages. Il a rappelé que 14 nouveaux barrages sont actuellement en cours de construction. La rationalisation de l’utilisation des ressources en eau et le développement de leur réutilisation figurent également dans les priorités du gouvernement, a-t-il indiqué.

    «Des défaillances persistent»

    Le chef du gouvernement a été également interpellé par les conseillers sur les dysfonctionnements et les retards en matière de promotion des droits humains. Une coordination de collectifs et de réseaux d’ONG avait mis à nu les faiblesses du Plan d’action du gouvernement dans ce domaine. Le chef du gouvernement a reconnu que «certaines défaillances subsistent encore». Face aux critiques des conseillers, El Othmani a estimé que la stratégie du gouvernement «implique une action soutenue, responsable et courageuse afin de surmonter les divers problèmes». Il a appelé à «poursuivre le dialogue concernant les points de litige, particulièrement pour les sujets couverts par le Plan d’action national en matière de démocratie et des droits de l’Homme 2018-2021».

    M.A.M.

     

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