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    International

    L’avenir de la coalition de Merkel en suspens

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5645 Le 02/12/2019 | Partager
    Les socio-démocrates ont élu un tandem critique
    Le duo demande des investissements supplémentaires dans le climat et une hausse du smig

    Coup  de barre à gauche chez les socio-démocrates allemands (SPD).  Les adhérents du SPD ont élu à leur tête, samedi 30 novembre, Saskia Esken et Norbert Walter-Borjans, un tandem critique à l’égard de la coalition d’Angela Merkel. La conséquence directe pourrait être l’éclatement de la «grande coalition» et donc un possible départ précipité de la chancelière allemande avant la fin de son quatrième mandat, prévu à l’automne 2021.

    Saskia Esken et Norbert Walter-Borjans ont obtenu 53,06% des voix, contre 45,33% pour le ministre et vice-chancelier Olaf Scholz et Klara Geywitz, une élue locale. Olaf Scholz est partisan du maintien dans la coalition et il  apparaissait comme le choix de la continuité. Son poste actuel de ministre des Finances pourrait être fragilisé par cette défaite.

    Les deux nouveaux présidents seront officiellement investis lors d’un congrès organisé du 6 au 8 décembre à Berlin. Esken et Walter-Borjans, tenants d’une ligne plus à gauche, veulent en effet renégocier l’accord de coalition conclu entre le SPD et les conservateurs de la CDU-CSU en 2018. Ce qu’exclut la direction du CDU.
    Les deux nouveaux dirigeants critiquent la politique du «zéro endettement». Ils déplorent aussi la timidité de l’actuel gouvernement en matière environnementale.

    Soutenu notamment par la branche allemande de Fridays for future, le mouvement pro-climat initié par la Suédoise Greta Thunberg, le duo demande notamment des investissements supplémentaires à hauteur d’un milliard d’euros en faveur du climat et des infrastructures. Ils souhaitent aussi une hausse du salaire minimum: 12 euros contre 8,8 actuellement.

    Si ces propositions sont rejetées, le PSD pourrait décider de sortir de la coalition. Merkel pourrait alors former un gouvernement minoritaire et de  nouvelles élections avant le terme de la législature seraient également envisageables. Un mauvais timing avant la présidence de l’Union européenne que doit assurer l’Allemagne en 2020.

    K. M. avec agences

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