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    Culture

    Le FIFM retrouve ses étoiles

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5645 Le 02/12/2019 | Partager
    Robert Redford, Naomi Watts, Marion Cotillard, Bertrand Tavernier, Harvey Keitel...
    Samia Akariou, Rachid El Ouali, Mouna Fettou... Succès fou pour les stars marocaines
    «Conversation with», 98 films à l’affiche, soirées spéciales... du lourd pour la 18e édition
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    Toute de rose vêtue, l’énigmatique actrice écossaise et présidente du jury de la 18e édition du FIFM, Tilda Swinton a ému l’assistance avec un discours d’ouverture sobre et intime (Ph. Bziouat)

    «Vive le cinéma, vive la liberté», c’est avec son charmant accent écossais que l’énigmatique actrice, réalisatrice et présidente du jury de la 18e édition du Festival international du film de Marrakech (FIFM), Tilda Swinton a clôturé son émouvant discours d’ouverture, vendredi 29 novembre 2019. Une cérémonie sobre et assez simple qui a donné le ton à la grand-messe annuelle du cinéma dans la ville ocre.

    A noter l’instant émotion et le beau geste des organisateurs, qui ont réservé deux sièges à un couple majeur du cinéma marocain disparu. Amina Rachid et son époux Abdallah Chaqroun, deux habitués du FIFM à qui le festival consacre, en hommage, deux sièges qui resteront inoccupés tout au long de cette 18e édition. Quelques instants plus tôt, le traditionnel tapis rouge a vu défiler des icônes du cinéma mondial, sous les acclamations d’un public féru de paillettes, de glamour et de rêve.

    L’actrice française multi oscarisée Marion Cotillard, l’inégalable actrice australienne Naomi Watts, et la diva du cinéma égyptien Ilham Chahine… Aussi acclamées que les stars nationales à l’instar de Samia Akariou, Rachid El Ouali ou encore Younes Megri.

    Entre la compétition officielle, les séances de gala, l’hommage au cinéma australien, ou encore le panorama du Cinéma marocain, le festival promet une semaine intense, avec pas moins de 98 longs métrages en provenance de 34 pays, à l’affiche. Les amoureux du cinéma auront droit à des projections inédites. Des avant-premières à l’image de «Marriage Story» de Noah Baumbach (États-Unis), «The Irishman» de Martin Scorsese (États-Unis), et «It Must Be Heaven» d’Elia Suleiman (Palestine).

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    La star australienne Naomie Watts à Jamaa El Fna avant la projection de King Kong, le film fantastique américano-néo-zélandais, produit et réalisé par Peter Jackson, sorti en 2005 (Ph. FIFM)

    Après une première tentative des plus réussies, la formule «Conversation with» sera reconduite. Un nouveau concept de rencontres avec des grands noms du cinéma mondial, destiné au public, médias et professionnels du cinéma. Le public sera invité à une conversation libre, un moment privilégié d’échange et d’interaction avec de grandes personnalités du cinéma mondial.

    Un jeu auquel se sont déjà prêtées l’actrice française Marion Cotillard (samedi 30 novembre) l’iranienne Goldshifteh Farhani et la tunisienne Hend Sabry. Sont attendus également, le géant du cinéma français Bertrand Tavernier, l’icône de Bollywood Priyanka Chopra Jonas, l’acteur français d’origine marocaine Roschdy Zem, le producteur britannique indépendant Jeremy Thomas ou encore l’acteur américain culte Harvey Keitel.

    Last but not least, l’immense acteur, réalisateur et producteur Robert Redford devrait également participer à cette édition. Un hommage sera rendu à la star américaine qui se prêtera également au jeu des rencontres avec des étudiants. Autre star «hommagée», l’actrice marocaine Mouna Fettou à qui une soirée sera dédiée.

                                                                                             

    Un film manifeste

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    Le film datant de 1974 nous offre une véritable immersion dans un Maroc en prise avec les années de plomb (Ph. Mustafa Derkaoui)

    Le cycle «Panorama du cinéma marocain » a commencé avec un geste très fort. La projection du légendaire film-manifeste de Mostafa Derkaoui De quelques évènements sans signification, censuré avant même sa sortie en 1974, car jugé «inopportun». L’opus nous offre une magnifique immersion dans un Maroc en prise avec une page difficile de son histoire contemporaine : les fameuses « années de plomb ».

    45 ans plus tard, la version restaurée de ce film sera projetée en avant-première à la 69e édition de la Berlinale dans la section Forum (Archival Constellations 2019). Un travail de longue haleine mené par Léa Morin, directrice de l’Observatoire, structure d’art et de recherche basée à Casablanca en collaboration avec la Filmoteca de Catalunya où les négatifs du film ont été retrouvés en 2016.

    Le film aura marqué son époque, par sa radicalité visuelle, caméra à l’épaule et plans presque exclusivement serrés, tout autant que son écriture élaborée et militante. Deux récits s’entremêlant, la première retraçant la quête de jeunes cinéastes, idéalistes, qui aspirent à réaliser un film qui parle aux Marocains, à travers une enquête auprès du public dans les ruelles, le port et les bars de Casablanca… un projet contrarié par un meurtre qui va faire basculer leur projet. Mais ce qui est exceptionnel dans le film, comme le soulignera le réalisateur, lors de la présentation du film, c’est que le «Casting est plus important que l’histoire».

    En effet un nombre impressionnant de personnalités de premier plan à l’époque, y figurent. On reconnaît le poète Mustafa Nissabouri, le parolier de Jil Jilala, Omar Eessayed de Nass El Ghiwane, le journaliste Khalid Jamaï avec la participation des comédiens Nour Abdellatif et Salaheddine Benmoussa, et même le réalisateur Chafik Shimi. Des artistes majeurs tels que Farid Belkahia, Mohamed Kacimi, Mohamed Chabâa, Mohamed Melehi ou Miloud Labied ont participé à l’aventure.

    A.Bo

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