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    Culture

    Expo: Quand Ghany «imagine» le monde

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5643 Le 28/11/2019 | Partager
    Une centaine d’œuvres de l’artiste représentant 50 ans de carrière
    Un univers pop’art loin de toute reproduction mécanique
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    Intitulée sobrement «Imagine», en hommage à l’immense John Lennon, auquel Ghany rend hommage, et sa chanson éponyme  datant de 1971, l’exposition retrace 50 ans de carrière de l’artiste (Ph. So Art Gallery)

    Ce sont près de 100 œuvres, représentant 50 ans de carrière, de l’artiste Ghany Belmaachi, que nous offre à voir la So Art Gallery, à Casablanca, pour une grande rétrospective de l’artiste. Intitulée sobrement «Imagine», en hommage à l’immense John Lennon, auquel Ghany rend hommage, et sa chanson éponyme  datant de 1971, les toiles, peintes durant différentes périodes de la vie de l’artiste, révèlent une inspiration résolument pop’art, mais qui restent, grâce à un vocabulaire plastique propre à lui, très loin de toute reproduction mécanique.

    Des toiles qui subliment les couleurs et qui paraissent telles des imprimés de haute définition, et des perspectives d’une autre dimension qui retranscrivent son inclination pour l’humain.

    L’art de Ghany reflète la même pureté intérieure et la même solitude tranquille que celle de son personnage. Une représentation réaliste du quotidien doublée d’un  message engagé sur la condition humaine, la paix dans le monde, l’amour et la diversité.

    «Les angles de vue principaux des toiles de Ghany Belmaachi sont des plongées, des contre-plongées et des profondeurs de champs décontextualisés. Des moments extraits de leur histoire propre et donnés en pâture à notre imagination. En effet, les éléments figurés sont le plus souvent vus de dos si bien que le point de vue devient celui du spectateur, si bien que nous entrons dans l’histoire du tableau. Et nous restons là, à regarder ces présences s’en aller…», décrit si justement Sylvain Huard, professeur de lettres et critique d’art.

    L’exposition, courant jusqu’au 31 décembre, propose une rétrospective englobant quelque 50 ans d’une vie artistique bouillonnante, lancée dès son plus jeune âge, à partir de laquelle Ghany Belmaachi devient rapidement une figure incontournable de la scène artistique, reconnu un peu partout dans le monde grâce à de nombreuses expositions et conférences. Docteur en esthétique, science et technologie des arts, Ghany est aujourd’hui consultant auprès du Musée d’art moderne de New York.

    Dans les années 70, il s’intéresse à l’intégration de l’art dans l’espace urbain, et s’investit de la  place Jemaâ El Fna pour y introduire l’art contemporain. Et, aux alentours de la même période, il accroche ses œuvres à la galerie du palais de la Mamounia. Il y rencontre Sir Paul McCartney des Beatles et Bill Wyman des Rolling Stones, et rejoint leurs collections.

    Tout en poursuivant son action culturelle au Maroc, Ghany se tourne vers la France, où il devient le premier artiste marocain à exposer au Musée de St. Paul de Vence. Il y rencontre plusieurs  artistes de renom, dont César, l’écrivain américain James Baldwin, et le poète et artiste André Verdet. Il se lie d’amitié avec le grand critique d’art Pierre Restany en 1976, et avec l’influent galeriste parisien Patrice Trigano il participe à l’organisation de la 1re et 2e Semaine de l’art contemporain à Marrakech.

    A.Bo.

     

     

     

     

     

     

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