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    International

    L’ONU alerte encore sur l’urgence climatique

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5643 Le 28/11/2019 | Partager
    Les émissions doivent diminuer de 7,6% par an jusqu’en 2030
    Le monde se dirige vers une hausse de la température de 3,2 °C
    La COP25 se tiendra du 2 au 13 décembre à Madrid
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    Si les émissions mondiales de gaz à effet de serre ne diminuent pas de 7,6% par an entre 2020 et 2030, le monde manquera l’occasion de se mettre sur la bonne voie pour atteindre l’objectif de limiter la hausse des températures à 1,5 °C, fixé par l’Accord de Paris.

    C’est ce que prévoit un nouveau rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) au terme d’une année au cours de laquelle les nations doivent renforcer les engagements climatiques pris à Paris. Il a été dévoilé à quelques jours de la réunion annuelle de l’ONU sur la lutte contre le changement climatique, la COP25, qui se tiendra du 2 au 13 décembre à Madrid. L’on rappelle que la COP22 s’est déroulée en 2016 à Marrakech.

    Même si tous les engagements inconditionnels actuels pris dans le cadre de l’Accord de Paris sont mis en œuvre, il est prévu que les températures augmentent de 3,2 °C, indique le rapport intitulé «L’écart entre les besoins et les perspectives en matière de réduction des émissions» (Emissions Gap Report). Ce qui aurait des conséquences climatiques encore plus étendues et plus destructrices. Les efforts collectifs actuels devront au moins être multipliés par cinq pour atteindre l’objectif de réduction des émissions de 1,5 °C fixé par l’Accord de Paris.

    2020 est une année cruciale pour l’action climat. La Conférence des Nations unies sur les changements climatiques qui aura lieu à Glasgow visera à déterminer la voie à suivre pour éviter les crises. Les pays devront renforcer leurs engagements climatiques.

    «Depuis dix ans, le rapport sur l’écart entre les besoins et les perspectives en matière de réduction des émissions tire la sonnette d’alarme, et depuis dix ans, le monde n’a fait qu’augmenter le volume de ses émissions», a indiqué le Secrétaire général des Nations unies António Guterres.

    «Il n’y a jamais eu de moment plus important pour écouter la science. Ne pas tenir compte de ces avertissements et prendre des mesures drastiques pour inverser les émissions implique que nous continuerons d’être témoins de vagues de chaleur mortelles et catastrophiques, de tempêtes et de pollution», dit-il.

    Dans ses récentes parutions, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a averti que dépasser une hausse des températures de 1,5 °C augmentera la fréquence et l’intensité des événements climatiques.

    «Notre incapacité collective à agir rapidement et à redoubler d’efforts pour lutter contre le changement climatique implique que nous devons maintenant réduire considérablement nos émissions, à hauteur de plus de 7% par an, si nous les répartissons de manière équilibrée au cours de la prochaine décennie», a affirmé pour sa part Inger Andersen, directrice exécutive du PNUE. «L’ampleur de ces réductions annuelles peut sembler choquante. Elles peuvent aussi sembler impossibles, du moins pour l’année prochaine. Mais il faut essayer», note-t-elle.

    Objectif à long terme de zéro émission

    Les pays du G20 sont responsables de 78% de toutes les émissions, mais seulement cinq de ses membres se sont engagés à atteindre un objectif à long terme de zéro émission. A court terme, les pays développés devront réduire leurs émissions plus rapidement que les pays en développement, pour des raisons de justice et d’équité. Cependant, tous les pays devront contribuer davantage aux effets collectifs. Les pays en développement peuvent tirer des leçons des efforts fructueux des pays développés. Ils peuvent même les dépasser et adopter des technologies plus propres à un rythme plus rapide. L’étude du PNUE met l’accent sur le potentiel de certains secteurs à réduire les émissions. Elle cite, cette année, la transition énergétique et le potentiel d’efficacité de l’utilisation de certains matériaux. Ce qui peut contribuer à réduire l’écart entre les besoins et les perspectives en matière d’émissions.

    F. Z. T.  

     

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