×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    Culture

    Festival du film de Marrakech: Une nouvelle version qui a fait ses preuves

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5639 Le 22/11/2019 | Partager
    ali-hajji-039.jpg

     Administrateur et directeur général du groupe A3 Communication, et grand cinéphile, Ali Hajji  fut de 2002 à 2004 le coordinateur général du FIFM. Il a été aussi directeur artistique des Semaines du film européen au Maroc de 2006 à 2017. En plus de sa participation à la programmation, Ali Hajji est également désigné coordinateur général (Ph. A.H.)

    Un jury présidé par l’énigmatique actrice écossaise Tilda Swinton, des rencontres avec Robert Redford, Marion Cotillard, Elia Suleiman… 98 longs métrages en provenance de 34 pays dont 14 en compétition… La ville ocre se prépare à accueillir la 18e édition du Festival international du film de Marrakech (FIFM) qui aura lieu du 29 novembre au 7 décembre 2019. Ali Hajji, coordinateur général du festival fait le point sur la version relookée du FIFM.

    - L’Economiste: Quels ont été les effets de la restructuration du festival et quel bilan faites-vous de la dernière édition?
    - Ali Hajji:
    Le temps de pause était nécessaire pour réfléchir à la ligne éditoriale, au positionnement et à l’organisation du festival. La dernière édition a été l’occasion de revenir avec de nouveaux rendez-vous qui donnent encore plus de sens et de force au projet. Je pense notamment aux «Conversations avec» qui ont donné lieu à des échanges de haut niveau  et d’une grande liberté avec des réalisateurs et acteurs de renom. Le «Panorama du cinéma marocain» a permis aux directeurs et programmateurs de festivals internationaux mais aussi aux journalistes étrangers présents à Marrakech de découvrir le meilleur de nos auteurs actuels. Il faut souligner que bon nombre de festivals de catégorie A ont programmé des films marocains à la suite de cette initiative. On a lancé la 1re édition des Ateliers de l’Atlas, le nouveau programme industrie du festival dédié aux talents d’Afrique et du Moyen Orient. Le gagnant du prix à la post production, 143 rue du désert de l’algérien Hassan Ferhani, a été par la suite doublement primé au dernier festival de Locarno. Le 11e continent, nouvelle section du festival dédié à un cinéma innovant et de recherche, est venu compléter une offre qui va du cinéma le plus pointu au cinéma le plus populaire. Car c’est là la composante essentielle du festival, il permet à tous les cinémas de coexister et prône une très grande diversité.

    - Le festival propose la projection  de quelque 98 films en provenance de 34 pays, dont 14 en compétition. Comment se fait la sélection de tous ces films et quels sont les critères de sélection?
    - Le comité de sélection, dont je fais partie, se rend dans différents festivals tout au long de l’année. Nous y découvrons toutes sortes de films. Nous recevons  aussi beaucoup de films via les vendeurs, parfois les producteurs et réalisateurs, ou à travers notre site web où n’importe quel porteur de projet peut soumettre son film au comité de sélection. Concernant les critères, nous recherchons toujours des films qui osent aller plus loin, des propositions artistiques fortes et modernes qui amènent le cinéma vers de nouveaux territoires.

    - Dans la sélection officielle vous misez sur des jeunes réalisateurs dont c’est le premier ou second film, n’est-ce pas un pari risqué pour un festival qui ambitionne de s'inscrire dans l'agenda mondial du cinéma?
    - Le jury aura à juger les 14 films de la compétition qui sont exclusivement des premiers et deuxièmes longs métrages.
    Bon nombre de jeunes réalisateurs venus en compétition à Marrakech ont connu de très belles carrières par la suite. A l’instar de David Michôd, le réalisateur australien qui fait partie du jury cette année et dont le film Animal Kingdom a été primé au festival. Il a par la suite tourné War Machine avec Brad Pitt et son dernier film The King avec Timothée Chalamet et Robert Pattinson a été présenté en compétition officielle au dernier festival de Venise. On peut aussi citer Luca Guadagnino qui revient cette année au festival pour animer une conversation, après être venu en compétition il y a dix ans avec Amore. Guadagnino a depuis mené une carrière internationale auréolée de succès. Son avant-dernier film Call me by your name a gagné l’Oscar du meilleur scénario adapté.

    - D'après vous un festival de  cinéma peut-il être durable sans être adossé à un marché du film ou du moins à une plateforme professionnelle de coopération et de coproduction cinématographique?
    - Pour ce qui concerne la plateforme industrie, nous développons les Ateliers de l’Atlas qui s’enrichissent cette année de nouveaux rendez-vous. En plus des 10 projets en développement et des 6 en post production qui vont bénéficier des conseils de professionnels internationaux et concourir à des prix représentant une dotation globale de 60.000 euros, 6 projets marocains participeront au programme Regards sur l’Atlas et 3 cinéastes confirmés dévoileront les premières images de leurs films à des programmateurs de festivals dans le cadre du Atlas Films Showcase. Les Ateliers mettront aussi en avant le documentaire en accueillant 4 documentaristes africains invités via le prestigieux festival canadien Hot Docs.

    Propos recueillis par Amine BOUSHABA

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc