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    Economie

    Chakib Benmoussa remis en selle

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5638 Le 21/11/2019 | Partager
    Il pilotera le chantier de refonte du modèle de développement
    Il s’appuiera sur l’expertise du technocrate et le tact du diplomate
    Une vision globale des enjeux de développement grâce à son passage au CESE
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    Avec une expérience diversifiée dans les secteurs public et privé, et en tant que diplomate à Paris, … autant de paramètres qui seront d’une grande utilité à Chakib Benmoussa pour piloter ce chantier royal (Ph. L'Economiste)

    De tous les noms qui circulaient pour prendre la tête de la Commission spéciale du modèle de développement, le Roi a tranché. C’est finalement Chakib Benmoussa qui présidera aux destinées de cette structure qui sera composée d’autres membres venant d’horizons divers secteurs professionnels du privé comme du public.

    Il devra quitter son poste à la tête de l’ambassade du Maroc à Paris pour venir s’installer à Rabat et enclencher la réflexion pour élaborer et implémenter un nouveau modèle de développement bien de chez nous. Pour l’heure, aucun délai pour la remise du rapport au Roi n’a été publiquement fixé. Encore moins pour les membres qui composeront cette Commission spéciale.

    La seule chose qu’on sait pour l’instant est qu’elle « regroupe différentes disciplines académiques et diverses sensibilités intellectuelles, en y faisant siéger des compétences nationales issues du public et du privé. Outre l’expérience et une exigence d’impartialité, ces profils doivent être suffisamment outillés pour comprendre les dynamiques à l’œuvre au sein de la société et aller au-devant de ses attentes, sans jamais perdre de vue l’intérêt supérieur de la Nation».

    En tout cas, cette nomination royale remet en selle l’ancien ministre de l’Intérieur dont les capacités et les potentialités étaient sous-utilisées en tant qu’ambassadeur du Maroc en France. Aujourd’hui, il dispose d’une opportunité sans pareille pour mettre ses compétences au service du pays.

    Sa formation d’ingénieur sorti de l’Ecole parisienne des Ponts et chaussées, avec une carrière dans le ministère des Travaux publics, en tant que directeur des routes, aux côtés de feu Abdelaziz Meziane Belfkih, lui confère une assurance sans pareille dans l’approche des dossiers. Il a également occupé le poste de secrétaire général de la Primature et tour à tour, il a été patron des Brasseries du Maroc et de Sonasid.

    L’homme sait organiser le travail autour de lui pour tirer le meilleur de ses collaborateurs. A la création du Conseil économique, social et environnemental (CESE), le Roi lui avait confié la présidence de cette instance constitutionnelle.

    En peu de temps, il avait réussi à le placer sur orbite. Il a montré plus d’une fois sa capacité à fédérer les groupes pour prendre la bonne direction. L’exemple le plus éclatant a été la conception du nouveau modèle de développement pour les provinces du Sud. Sa mise en œuvre a commencé et l’enveloppe a atteint près de 80 milliards de DH.

    En outre, l’expérience de Chakib Benmoussa au département de l’Intérieur, en tant que secrétaire général et par la suite en tant que ministre, qui avait organisé des élections communales et législatives, lui sera d’une grande utilité.

    La fermeté du diplomate

    En poste à Paris au moment de la longue brouille diplomatique entre le Maroc et la France en 2015, Chakib Benmoussa a été très actif. Il avait contribué, avec fermeté et diplomatie, à faire tourner la page de la mésentente, née d’un excès de zèle de policiers qui s’étaient présentés à la résidence de l’ambassadeur à Paris pour interpeller le patron de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) Abdellatif Hammouchi. Les relations bilatérales se sont vite dégradées au point d’aboutir à la suspension de la coopération judiciaire. La tension a été telle que le ministre marocain des Affaires étrangères et de la coopération, Salaheddine Mezouar, avait fait l’objet d’une fouille au corps à l’aéroport parisien.

    Mohamed CHAOUI

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