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    Economie

    Maroc-Russie: Le tourisme, une piste à développer

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:5641 Le 26/11/2019 | Partager
    Le Maroc, un pays d’un grand intérêt pour les russes
    Services et Industrie parmi les intérêts russes
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    Yaroslav Lissovolik docteur en économie et directeur de la fondation Valdai pour le développement et le support russe: «La Russie cherche à développer ses échanges avec le Maroc en matière industrielle et de services» (Ph. Adam)

    - L’Economiste: Le Maroc a par­ticipé avec une importante délégation au sommet de coopération Russie-Afrique de Sotchi, comment le pays est perçu côté russe?

    -Yaroslav Lissovolik: Le Maroc est perçu comme un partenaire qui a beaucoup de potentiel, vu son niveau de développement et sa place au niveau de la région. La Russie se trouve ac­tuellement dans une période favorable pour l’ensemble des pays africains. Et le Maroc est vu comme l’une des forces significatives avec d’importantes poten­tialités, en tant que marché mais aussi en tant que plateforme avancée pour les échanges avec le reste des pays du continent. Il est question pour l’heure de développer encore davantage les liens commerciaux.

    - Lors de votre intervention dans les Medays, vous avez parlé de pla­teformes d’échange sud-sud. Quelle place pourrait occuper le Maroc?
    - Je pense que dans le cadre du mé­canisme de coopération BRICS Plus,  lancé en 2017, il y a une réelle possibi­lité que le Maroc devienne un des lea­ders en Afrique dans le cadre de la coo­pération avec l’Union Africaine. Je crois que cette initiative pourra donner plus d’emphase et plaider en faveur de l’inté­gration de nouveaux membres dans le cadre du BRICS et de la banque de développement des BRIC lancée récem­ment, et le Maroc est bien placé pour en faire partie.

    - Quelles attentes mutuelles peuvent avoir le Maroc et la Russie?
    - A moyen terme, les deux pays doivent réflé­chir aux mécanismes d’ouverture de leurs marchés respectifs. Il s’agirait d’un pas impor­tant dans le cadre de la coopération sud-sud afin de réduire les barrières et profiter des avantages des secteurs dynamiques de chaque pays. L’une des pistes les plus promet­teuses est le tourisme. Les Russes montrent un grand intérêt pour le Maroc et son histoire avec une forte ten­dance à partir à la découverte de ses sites touristiques, la demande dans ce sens a été très forte lors des dernières années. Un autre thème à discuter ce sont les investissements, pour mettre en place un portfolio de projets conjoints.

    - C’est le cas de l’accord paraphé à Sotchi concernant le raffinage de pétrole à Nador.
    - La coopération en matière d’indus­trie pétrolière s’impose elle aussi de ma­nière naturelle. Mais je crois aussi que la Russie cherche à diversifier ses intérêts et pour ne pas être dépendante de l’in­dustrie pétrolière. Il faudrait développer des opportunités de partenariats dans le secteur des services ou de l’industrie par exemple.

    Les Brics cherchent de nouveaux membres

    BRICS est un acronyme qui désigne un groupe de cinq pays qui se réu­nissent en sommets annuels, il s’agit du Brésil, Russie, Inde, Chine auxquels s’est joint depuis 2011 l’Afrique du sud (South Africa). Avant le groupe était ap­pelé BRIC, terme initial inventé en 2001 et qui a conduit à l’organisation des premiers sommets à quatre pays en 2009. Les Brics concentrent actuellement 23% du PIB de la planète et contribuent à près de 40% à la croissance mon­diale. En 2017, la Chine avait proposé de rebaptiser le groupe en BRICS-Plus dans un esprit d’ouverture et pour inclure d’éventuels nouveaux membres.

    Propos recueillis par Ali ABJIOU

                                                                      

    Raffinerie de Nador
    Un projet de 2 milliards d’euros

     Le projet de raffinerie du groupe Mya Energy a pris le monde des affaires par surprise. Signé en marge du som­met de coopération Russie-Afrique de Sotchi, le 23 octobre dernier, il annonce un accord pour la réalisation d’un com­plexe pétrochimique en association avec la Banque de développement de la Fédé­ration de Russie et le Centre russe pour l’exportation d’un montant total de 2 milliards d’euros, soit un peu plus de 22 milliards de DH.
    La capacité totale du projet pourrait atteindre les 5 millions de tonnes par an, il supposerait l’un des plus importants projets de coopération entre les deux pays.
    La future raffinerie sera installée dans le périmètre immédiat du port Na­dor West Med.

     

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