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    Retraites en France: Comment combler le déficit

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5637 Le 20/11/2019 | Partager
    Près de 8 à 17 milliards d’euros à résorber
    Une conférence sociale pour désamorcer la crise

    «Pour qu'il y ait réconciliation, il faut qu'il y ait divorce…». En débat sur la réforme des retraites en France, le haut-commissaire Jean-Paul Delevoye a récusé toute brouille avec le Premier ministre Edouard Philippe. Celui-ci a de son côté assuré qu'il y aurait toujours des discussions.

    Delevoye et Philippe ont entretenu récemment des divergences sur l'introduction d'une «clause du grand-père» qui consisterait à n'appliquer la réforme qu'aux futurs travailleurs. Si le Premier ministre souhaite maintenir toutes les options ouvertes avant l'écriture du projet de loi, le haut-commissaire avait jugé son application «impossible pour une question d'équité».

    L'exécutif veut débattre sur la réforme des retraites en dépit d'un risque de convergence des conflits sociaux. Les alliés centristes ont appelé à désamorcer la situation par une conférence sociale.

    «La volonté de l'exécutif de transformer la France était intacte. Et si le pays restait immobile il serait dans une situation dangereuse… ». C’est ce qu’a assuré Edouard Philippe depuis Dakar où il participe à la 6e édition du Forum international sur la paix et la sécurité en Afrique tenue jusqu'au 19 novembre. Des propos tenus également au lendemain d'un premier anniversaire du mouvement des «gilets jaunes», émaillé de violences à Paris.

    Interrogé sur le risque d'une convergence des colères qui s'expriment à l'université, à l'hôpital ou encore à la SNCF pour la journée de mobilisation interprofessionnelle du 5 décembre contre la réforme des retraites, le patron de La République en marche, Stanislas Guérini a dit «ne pas le craindre». «Notre responsabilité c'est de garder la porte du dialogue ouverte», a-t-il toutefois ajouté.

    Les partenaires sociaux doivent être reçus par Edouard Philippe la semaine du 25 novembre sur le projet de réforme des retraites. Les syndicats représentatifs de la SNCF sont invités à une réunion ce jeudi 21 novembre avec Delevoye et le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari. Le Premier ministre avait mis en garde les cadres de la macronie sur les turbulences à venir et la nécessité de serrer les rangs.

    La question du déficit du système de retraite est au cœur du débat. Il devrait s'établir entre 7,9 milliards et 17,2 milliards d'euros en 2025, selon le rapport du conseil d'orientation (COR) commandé pour justifier d'éventuelles mesures d'économies avant l'instauration d'un régime universel.

    Le solde financier

    Compris entre -0,3% et -0,7% du PIB, le solde financier du système serait ainsi dans un ordre de grandeur proche de la prévision évoquée en juin dans le rapport annuel du Conseil d'orientation des retraites. Celui-ci tablait alors sur un déficit d'environ 10 milliards d'euros (0,4% du PIB) en 2022, selon un document qui doit être remis ce jeudi à Matignon et dont la presse française s’est fait l’écho. Les légers écarts constatés entre juin et novembre s'expliquent par la prise en compte de la sous-indexation des pensions au-delà de 2.000 euros en 2020, des hypothèses d'inflation plus faibles à l'horizon 2023 et de la révision à la baisse par le gouvernement de l'objectif de suppressions de postes dans la fonction publique.

    F. Z. T.

     

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