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    Analyse

    Ecosystème automobile: Investisseurs, décrochez un RDV en 48h avec l’Industrie!

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5637 Le 20/11/2019 | Partager
    «Ce n'est pas un effet d'annonce et nous avons les compétences pour», insiste MHE
    Taux d'intégration, capacité de production... le secteur pulvérise ses propres records
    Le nouveau défi de MHE: développer les investissements italiens au Maroc
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    «Nous sommes à 700.000 véhicules produits au Maroc et nous allons bientôt atteindre un million d’automobiles fabriquées au Royaume. Ce qui nous donnera la capacité de rentrer dans les 7 pays grands producteurs d’automobiles au monde», indique Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie (Ph YSA)

    Le ministre de l’Industrie Moulay Hafid Elalamy (MHE) a effectué le 14 novembre dernier sa première visite à Turin (Italie), où il a vanté la marque Maroc auprès des constructeurs automobiles turinois. Son objectif est de développer de nouveaux contrats en faveur de l’écosystème automobile. «La principale priorité de notre stratégie nationale industrielle est de positionner le Maroc comme pays industriel low-cost mais avec une qualité au top niveau. Notre but est de booster la création de l’emploi», souligne-t-il. Les ficelles du VRP Maroc. Décryptage.

    ■ Saisir les opportunités d’affaires
    Le ministre de l’Industrie a été accueilli au musée de Fiat (la Fabbrica Italiana Automobili Torino), pour un rendez-vous commercial avec le top management de la marque italienne, actuellement en pourparlers pour une fusion avec PSA. Au programme de cette rencontre «qui sera, selon MHE, suivie par d’autres déplacements dans les prochaines semaines», la promotion des capacités industrielles du Royaume. MHE était, pour cela, accompagné par les cadres de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), ainsi que les membres de l’Association nationale de l’industrie automobile italienne (ANFIA).

    ■ Rendez-vous express
    Le ministre affirme résolument que «tout opérateur voulant investir au Maroc pourrait décrocher un rendez-vous avec les équipes du département de l’Industrie en 48 heures». En plus, il aura affaire à des professionnels. «L’intelligence économique, c’est notre job. Nous avons une ancienne responsable des achats de PSA et Renault qui fait partie de l’équipe de notre ministère», se vante MHE. «Ce ne sont pas des effets d'annonce, mais du concret. Nous sommes dans l’efficacité et le service», insiste-t-il.
    De plus, les investisseurs étrangers ne sont pas obligés d’avoir un partenaire marocain pour monter leurs affaires au Maroc. «C’est un élément essentiel pour mobiliser les capitaux étrangers», indique Moulay Hafid Elalamy qui invite les investisseurs à tenter l’expérience.

    ■ Une politique industrielle en perpétuelle évolution
    L'intérêt du Maroc est d’avoir des opérateurs marocains et étrangers qui investissent et créent de l’emploi. Aussi, le pays a-t-il adopté une stratégie industrielle, approuvée par le Souverain, avec une continuité avec des objectifs tracés sur 20 à 30 ans. Cette démarche est basée sur la création d’un environnement propice au développement de la production, du bénéfice et de la compétitivité des entreprises. Ce qui donne de la visibilité aux investisseurs. «Et c’est dans cet esprit que l’industrie aéronautique et automobile figure au cœur de la stratégie industrielle du pays», rappelle le ministre. 

    ■ Sourcing, taux d’intégration, R&D… en priorité
    Parti d’une page blanche en aéronautique, le Maroc a atteint un taux d’intégration (de fabrication d’un avion localement) de 38% en 2018, y compris des parties chaudes (les plus importantes et les plus compliquées) des réacteurs d’avion. Et le prochain objectif est de porter ce taux à 42% à fin 2020.
    Même montée en cadence et augmentation du taux d'intégration prévues pour le secteur automobile. Avec deux constructeurs fortement implantés (Renault et PSA), le Royaume est leader sur le continent africain. L’usine PSA, ouverte depuis plus d’un an, a été initialement lancée pour une capacité de 100.000 véhicules/an. «Et puis, une fois le projet ficelé avec PSA, nous tenterons le cap des 200.000 véhicules. Puis nous nous sommes fixé l'objectif «fou» du sourcing Maroc de pièces détachées pour un milliard d’euros/an (en 2025) que PSA exporterait partout dans le monde. Mieux encore, nous avons monté un centre de recherche et développement avec 1.500 ingénieurs et techniciens supérieurs», fait-il observer fièrement. Ces objectifs sont en cours de concrétisation et certains sont déjà dépassés. En fait, «lors de l’inauguration de l'usine, le Roi a lancé le doublement de la capacité pour passer à 200.000 véhicules… et le 1er véhicule sorti de l’usine de Kénitra avait déjà un taux d’intégration de 60%, déjà dépassé aujourd’hui», se réjouit le ministre.

    ■ Des pièces détachées 100% marocaines exportées vers 78 pays
    Pour ce qui est de l’achat des pièces détachées fabriquées au Maroc, PSA a déjà dépassé les 600 millions d’euros (au lieu de 200 millions prévus à fin 2019). En outre, sur l’objectif des 1.500 ingénieurs qui semblait être une vraie évolution du partenariat avec PSA, le chiffre se rapproche des 3.000 aujourd’hui. Pour sa part, Renault dispose de deux sites, à Casablanca et Tanger, avec une capacité de 500.000 véhicules et un taux d’intégration qui dépasse aujourd’hui les 50%. L’objectif avec ce constructeur était l’achat de deux milliards d’euros de pièces usinées au Maroc. La marque au losange achète ces pièces et les exporte vers 78 pays dans le monde, dans le cadre de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi.

    Y.S.A.

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