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    International

    La gauche plurielle reconstituée en Espagne

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5634 Le 14/11/2019 | Partager
    Le Parti socialiste et Podemos scellent un accord de gouvernement
    Ils totalisent 155 sièges sur les 175 exigés pour la majorité au Parlement
    Le recours au soutien d’autres formations incontournable
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    Le Premier ministre Pedro Sanchez (PSOE) et le leader de Podemos, Pablo Iglesias, ont annoncé avoir trouvé un accord mardi 12 novembre 2019, après les législatives de dimanche 10 novembre 2019 (Ph. AFP)

    Au surlendemain des élections législatives en Espagne, le Parti socialiste espagnol a scellé un accord de principe avec la formation de gauche Podemos. Objectif: former un gouvernement de coalition. Mais cette alliance ne suffit pas à dégager une majorité à la Chambre des députés. Les deux formations totalisent 155 sièges sur les 175 exigés pour disposer d’une majorité à la Chambre des députés.

    Un gouvernement composé de ces deux formations, qui avaient échoué à s'entendre il y a quelques mois, nécessitera toutefois l'appui d'autres forces pour être investi par le Parlement issu des législatives de dimanche 10 novembre. S'il est investi, ce gouvernement mettra fin à des mois de paralysie politique de  la quatrième économie de la zone euro. Les analystes estiment que c’est la percée spectaculaire de l’extrême droite qui a poussé les deux partis de gauche à mettre en sourdine leurs querelles.

    Pour le Maroc, l’Espagne c’est le premier fournisseur depuis que le pays s’est mis à l’import de produits pétroliers finis. A l’export, il se place au 2e rang,  derrière la France. Rabat et Madrid sont également engagées dans plusieurs dossiers sensibles: l’antiterrorisme, la lutte contre le trafic des drogues et l’émigration clandestine. 

    «Nous sommes parvenus à un accord de principe pour former un gouvernement de coalition progressiste (...) combinant l'expérience du  Parti socialiste et le courage de Podemos» et qui sera «le meilleur vaccin contre l'extrême droite» de Vox, a déclaré le numéro un de Podemos, Pablo Iglesias, qui occupera le poste de vice-président du gouvernement.

    Le programme commun et la répartition des postes «seront fixés dans les prochaines semaines», a-t-il ajouté. «C'est un accord de quatre ans, pour la législature», a précisé de son côté Pedro Sanchez.

    Les socialistes espèrent pouvoir s'assurer du soutien des libéraux de Ciudadanos, qui se sont effondrés dimanche et ont désormais 10 députés contre 57 fin avril, et d'autres petits partis, ce qui leur permettrait de ne pas dépendre de l'appui des séparatistes catalans qui comptent 23 sièges au Parlement.

    Le PSOE et Podemos avaient échoué à s'entendre pour former un gouvernement commun après les élections d'avril dernier, ce qui avait rendu inévitable la convocation de nouvelles législatives dimanche. Ce scrutin, qui a vu les socialistes et Podemos reculer, a été marqué par un bond de Vox, formation ultranationaliste devenue la troisième force politique du pays.

    A.G.

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