×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Sommet des BRICS La guerre commerciale fait encore parler d’elle

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5634 Le 14/11/2019 | Partager
    La rencontre se déroulera les 13 et 14 novembre à Brasilia
    Réchauffement de la planète, crise vénézuélienne… au menu
    brics-034.jpg

    Le 11e sommet des BRICS est prévu les 13 et 14 novembre 2019 au Brésil (Brasilia) en pleine négociation sur la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis. La rencontre réunit les dirigeants des cinq pays: l’Afrique du Sud, le Brésil, la Chine, l’Inde et la Russie. Le sommet sera le premier grand test diplomatique du président brésilien Jair Bolsonaro soucieux d’entretenir les relations commerciales avec la Chine sans froisser son allié américain.

    Pour ce rendez-vous des grands pays émergents, le président d’extrême droite reçoit des poids lourds de la scène internationale, comme ses homologues chinois Xi Jinping et russe Vladimir Poutine, ainsi que le Sud-Africain Cyril Ramaphosa et le Premier ministre indien Narendra Modi. C’est surtout sa rencontre bilatérale avec Xi Jinping, à qui il a rendu visite il y a trois semaines à Pékin, qui représente un exercice délicat.

    Fervent admirateur du président américain Donald Trump, Bolsonaro doit cependant ménager le géant asiatique, premier partenaire commercial du Brésil. L’an dernier, alors qu’il n’était qu’un simple député en campagne pour la présidentielle, il s’était attiré les foudres de Pékin en accusant la Chine «d’acheter le Brésil».

    Sa visite à Taïwan avait été vue comme une provocation. Depuis son arrivée au pouvoir en janvier, son équipe diplomatique a tout fait pour rectifier le tir. Le but est d’éviter de plomber les secteurs miniers et agricoles qui dépendent de la Chine pour acheter leur fer, leur viande et leur soja.

    Lors de sa visite à Pékin en octobre, le président brésilien a montré à quel point les liens économiques avec la Chine étaient importants pour lui en la qualifiant de pays capitaliste (même si elle est sous régime communiste depuis 70 ans).

    Les fortes disparités économiques entre les membres des BRICS et leurs différends sur des sujets comme le réchauffement de la planète ou la crise vénézuélienne ont remis en cause la pertinence et la cohérence du bloc. A tel point que l’agence S&P Global Ratings a affirmé récemment que les BRICS «pourraient ne plus avoir de sens».

    La tradition aurait voulu que le Brésil organise le «BRICS Plus», une sorte de sommet parallèle avec des pays voisins. Mais l’idée a été abandonnée en raison de divergences au sujet du Venezuela.

    Le sommet pourrait cependant être important pour le gouvernement brésilien, à un an de la présidentielle américaine. En cas de défaite de Donald Trump, Bolsonaro risquerait de se retrouver isolé sur la scène internationale.

    Les pays du BRIC représentent une population de 3 milliards d’habitants, soit 41% de la population mondiale. En termes géopolitiques, ce chiffre peut être comparé à la population totale des pays membres de l’OTAN: 992 millions d’habitants, soit 14% de la population mondiale.

    F. Z. T.

     

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc