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    International

    PSA et Fiat-Chrysler: Les ingrédients d'un futur géant mondial

    Par Amin RBOUB | Edition N°:5627 Le 01/11/2019 | Partager
    Ce sera le 4e constructeur mondial derrière Volkswagen, Renault-Nissan-Mitsubishi et Toyota
    Un volume de ventes de 8,7 millions de véhicules
    Plein de synergies possibles sur l'électrique
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    La fusion impliquera non seulement des synergies mais aussi des économies d'échelle en réduisant les coûts de production de véhicules électriques. Justement, les synergies progressives et annuelles sont estimées à quelque 3,7 milliards d'euros (Ph. PSA-FCA)

    C'est officiel! Les deux constructeurs automobiles PSA et Fiat-Chrysler viennent de confirmer, via un communiqué commun, leur volonté de donner naissance «à un leader mondial» à travers une fusion 50-50. Forts de ce rapprochement, les deux groupes ont l'objectif de devenir le «4e plus grand constructeur automobile mondial en termes de ventes».

    Ce qui représente l'équivalent d'un volume de ventes de l'ordre de 8,7 millions de véhicules. Plus encore, le chiffre d'affaires de la future entité s'élèvera à plus de 170 milliards d'euros. L'alliance permettra aux 3 constructeurs de briguer la 4e place du podium mondial derrière Volkswagen, Renault-Nissan-Mitsubishi et Toyota.

    Le top management des deux groupes vient en effet de donner des instructions aux équipes respectives pour finaliser les négociations et conclure un protocole d'entente: Un MOU (mémorandum of understanding) dès les semaines qui viennent. Si tout se passe comme prévu, ce gros deal sera signé avant la fin de l'année.

    Les enjeux de ce rapprochement stratégique se trouvent dans une couverture exhaustive des marchés dans les quatre coins du monde. Mais aussi dans les synergies et complémentarités dans les process industriels (plateformes, motorisations, sourcing, composants, usines, réseaux de distribution...).  L'autre avantage compétitif réside dans l'électrique. En effet, la fusion impliquera non seulement des synergies mais aussi des économies d'échelle en réduisant les coûts de production de véhicules électriques. Justement, les synergies progressives et annuelles sont estimées à quelque 3,7 milliards d'euros.

    Pour l'heure, le rapprochement attend la validation des Etats français (pour PSA) et italien (pour Fiat). Pour rappel, l'Etat français est actionnaire à environ 12% dans PSA. Même si a priori la France accueille favorablement cette fusion, le gouvernement reste vigilant sur les implications pour le made in France ou encore l'empreinte industrielle franco-française (notamment les emplois et la sous-traitance).

    Le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, a d'ailleurs réagi en disant accueillir «favorablement» ce projet de fusion. Mais l'Etat français, actionnaire de PSA, «sera particulièrement vigilant sur la préservation de l'empreinte industrielle en France, la localisation des centres de décision et la confirmation de l'engagement du nouveau groupe sur la création d'une filière industrielle européenne de batteries électriques», précise Bercy dans un communiqué.

    Il va sans dire que cette alliance sera porteuse de valeur ajoutée pour l'ensemble des constructeurs réunis (PSA, Fiat et Chrysler). Du côté de la gouvernance, les premières indiscrétions évoquent le nom de Carlos Tavares (actuel président du directoire de PSA) en tant que DG de la nouvelle entité. Pour sa part, le président de FCA (John Elkann) est pressenti en tant que président du groupe. 

    Par ailleurs, la société mère néerlandaise de la nouvelle entité sera «cotée sur les places financières d’Euronext (Paris), Borsa Italiana (Milan) et du New York Stock Exchange», précise le communiqué commun. Au cas où la fusion se concrétise, PSA compte céder à ses actionnaires ses parts (46%) au sein de l'équipementier français Faurecia, qui opère aussi au Maroc.

    Quid du Maroc?

    Si un tel rapprochement se réalise, il implique plein d'opportunités pour les sites industriels des trois constructeurs. Le site de PSA au Maroc (Kénitra-Ameur Seflia) pourrait éventuellement, à travers son extension (PhaseII), accueillir des plateformes mixtes ou encore produire à terme des véhicules électriques et intégrer, pourquoi pas, la mobilité du futur. L'avenir nous le confirmera...

    A.R.

     

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