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    Logistique: La compétitivité au ralenti

    Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5626 Le 31/10/2019 | Partager
    La stratégie nationale est à peine à 14% de ses objectifs en 9 ans!
    Foncier, rentabilité, multiplicité des intervenants… les freins
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    Depuis 2010, le rythme des réalisations aura été contrasté selon les objectifs fixés au départ

    A peine 14% de la stratégie nationale de développement de la compétitivité logistique a été déployé en 9 ans! Tel est le chiffre-clé à retenir du bilan d’étape présenté par Mohammed Yousfi, DG de l’Agence marocaine de développement de la logistique (AMDL). Plus encore, 60% des axes de développement de la stratégie n’ont pas encore atteint le quart de leurs objectifs de déploiement.

    Autant dire que les indicateurs sont alarmants! La présentation du bilan d’étape a été faite lors de la journée dédiée au secteur, mercredi 30 octobre. Dans le détail, le chantier du développement des zones logistiques est réalisé à seulement 9%. Une part importante des actions prévues dans la stratégie logistique dépend étroitement du développement de ces zones dédiées, qui ont un poids estimé à plus de 71% sur la stratégie sectorielle.

    Mais le développement de cet axe est parsemé d’embuches. «Les contraintes de mise en œuvre sont liées à des difficultés de mobilisation du foncier, ou encore au niveau de rentabilité financière des projets d’aménagement. S’y ajoute la multiplicité des acteurs, qui rend difficile l’aboutissement des projets. L’intervention de l’Etat est impératif», explique le dirigeant de l’AMDL.

    Abdelkader Amara, ministre de tutelle, parle «d’indisponibilité immédiate de fonciers utilisables aux bonnes localisations et aux meilleurs prix». Pierre angulaire de la stratégie nationale, la mise en place d’un réseau national intégré de zones logistiques permettra de canaliser et de concentrer les flux. Ce qui permettra le développement d’une offre de services compétitive.

    La concrétisation du schéma national des zones logistiques nécessite la mobilisation d’une superficie globale de près de 3.300 ha de foncier à horizon 2030. Des schémas régionaux de développement des zones logistiques dans l’ensemble des régions du Royaume ont été définis et ont fait l’objet de projets de contrats régionaux.

    Pour l’instant, le seul contrat d’application régional qui a été signé est celui du Grand Casablanca (selon l’ancien découpage administratif). Compte-tenu du nouveau découpage, une actualisation des schémas régionaux de développement des zones a été initiée, en concertation avec les acteurs locaux, sur la base d’une analyse des flux de marchandises et des différents indicateurs macro-économiques des territoires concernés.

    Pour l’heure, l’actualisation a été achevée pour à peine 4 régions: Souss-Massa, Fès-Meknès, Marrakech-Safi et Béni Mellal-Khénifra. «Elle est en cours pour les autres régions. A ce titre, 1.582 ha ont été affectés dans les documents d’urbanisme aux zones logistiques et plus de 130 ha de surfaces ont été aménagés pour accueillir des zones logistiques dont 105 ha ont été effectivement valorisés», précise l’AMDL.

    Selon les chiffres de l’Observatoire marocain de la compétitivité logistique (OMCL), la valeur locative des entrepôts et du coût de l’entreposage ont tout de même baissé de près de 35% depuis 2010. «Le loyer du mètre carré en entrepôt se situe en moyenne à 40 DH/mois. Le coût moyen de l’entreposage a, quant à lui, atteint 1,9 DH/palette/jour».

    Hormis le développement des zones logistiques, les axes portant sur l’optimisation des flux de marchandises et le développement d’acteurs performants atteignent respectivement 10 et 12% de taux d’avancement. Le développement des compétences est de 26% . Le dernier axe, celui de la gouvernance, est déployé à hauteur de 45%.

    M.Ko.

     

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