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    International

    L’Arabie saoudite en quête d’investissements étrangers

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5625 Le 30/10/2019 | Partager
    Magnats de la finance et leaders politiques attendus au Davos du désert
    L’entrée en Bourse d’Aramco devrait susciter toutes les attentions

    Afficher le pays comme une économie dynamique attrayante pour les investissements étrangers… C’est dans cet objectif que l’Arabie saoudite a lancé, hier mardi, son Davos du désert en grande pompe. Et ce, à l’opposé de l’édition décevante de 2018, marquée par un boycott après l’affaire Khashoggi.

    Hauts responsables américains, présidents étrangers et dirigeants de grandes firmes internationales… Plus de 300 participants venus de 30 pays assisteront au Future Investment Initiative (FII), un événement annuel de trois jours.

    C’est surtout l’entrée en Bourse très attendue, et maintes fois reportée, du géant pétrolier public Aramco qui devrait susciter toutes les attentions. L’entreprise la plus bénéficiaire au monde devrait faire son introduction en Bourse sur le marché local le 11 décembre, selon les médias. Riyad prévoit d’introduire en Bourse jusqu’à 5% d’Aramco, entreprise dont la valorisation varie selon les estimations entre 1.500 et 2.000 milliards de dollars.

    Le Davos du désert a été lancé par le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane dans le but de promouvoir son plan de diversification économique Vision 2030. Et d’attirer les investissements étrangers nécessaires pour préparer le premier exportateur mondial de brut à une ère post-pétrole. Les sujets abordés sont variés, allant de l’avenir de l’économie mondiale et des investissements aux objectifs de développement durable de l’ONU, en passant par le sport, le divertissement et l’espace.

    Le développement du tourisme est l’un des axes du programme de réformes. Le gouvernement saoudien a renforcé sa politique d’ouverture à la culture et aux divertissements en accueillant des concerts spectaculaires, en assouplissant les restrictions aux droits des femmes et en délivrant pour la première fois des visas touristiques.
    L’Arabie saoudite (62) figure parmi les économies qui ont enregistré des progrès dans le Doing Business 2020 établi par la Banque mondiale (c’est le cas aussi pour le Maroc: 53e).

    Riyad a engagé huit réformes, soit un nombre record pour ce pays depuis le lancement de l’étude. L’une d’elle concerne la facilitation de la création d’entreprise en instaurant un guichet unique qui a permis de fusionner plusieurs procédures antérieures et postérieures à l’enregistrement. Le pays a également supprimé l’obligation pour les femmes mariées de fournir des documents supplémentaires lorsqu’elles demandent une carte d’identité.

    Dans ses perspectives économiques régionales, le FMI note aussi quelques points encourageants. Ainsi, l’Arabie saoudite a fait des efforts notables de transparence depuis 2017, notamment en publiant des comptes budgétaires plus complets et des états financiers audités.

    Le pays fait partie de ceux qui ont modernisé leur législation en matière de faillite. En matière de croissance du PIB, il faudrait s’attendre à une légère hausse à 2,2% pour 2020 contre 0,2% en 2019, selon les récentes projections.

    Les pistes du FMI

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    Le FMI avait conseillé à l’Arabie saoudite de ne pas aller trop vite dans ses réformes et dans les hausses des prix (cf. notre édition N° 5185 du 09/01/2018). Ceci au moment où le royaume reste confronté à la baisse de ses revenus pétroliers. «Si l’assainissement des finances publiques est réalisé trop rapidement, cela aura un effet négatif sur la croissance et entraînera de fortes hausses des prix du carburant et de l’électricité», avait estimé l’institution. La hausse des prix du carburant et de l’électricité a généré 7,5 milliards d’euros en 2016. Il faudrait s’attendre à 57,7 milliards d’euros d’ici 2020, selon les projections. Les taxes et la TVA devraient générer 17 milliards d’euros d’ici 2020, soit 2 à 3% du PIB.

    F. Z. T.

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