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    Régions

    Salon de la céréaliculture: Berrechid accueille la 2e édition

    Par Jamal Eddine HERRADI | Edition N°:5623 Le 28/10/2019 | Partager
    Elle aura lieu du 31 octobre au 3 novembre
    200 exposants et 80.000 visiteurs attendus

    Le défi a été relevé, il y a deux ans et le pari gagné. Après le succès enregistré par la première édition du Salon national professionnel de la céréaliculture et des légumineuses, organisé dans la ville de Berrechid, la deuxième est annoncée du 31 octobre au 3 novembre dans la même ville.

    L’Association internationale du Salon de la céréaliculture et des légumineuses  avait mis les bouchées doubles pour atteindre un premier objectif: dépasser le chiffre de 50.000 visiteurs en quatre jours. Ils ont été comblés puisque près de 80.000 personnes ont fait le déplacement pour visiter les 200 stands du Salon.

    Mohamed Benchaib, président de l’Association du Salon international des céréales et légumineuses et lui-même céréaliculteur, a indiqué que «l’organisation de ce Salon vise à développer davantage le niveau de technicité, des facteurs de production et l’amélioration du système de commercialisation et de valorisation des céréales et des légumineuses afin de réaliser les objectifs attendus par le Plan Maroc Vert». Et aussi de redonner à ces cultures la place qu’elles méritent. Aussi, il est nécessaire de faire de ces deux filières importantes un grand pilier de développement économique et social du pays.

    L’action du Salon en faveur du développement de la filière des céréales et légumineuses dans l’objectif d’assurer et de garantir la sécurité alimentaire du Maroc a trouvé des échos favorables tant auprès des institutionnels, des professionnels, des agriculteurs de la région Casablanca-Settat que de tous les intervenants.

    Cette deuxième édition du Salon sera aussi une occasion de rappeler que la stratégie de développement de la filière dans le Plan Maroc Vert pour la région Casablanca-Settat préconise la remise à niveau pérenne de la filière céréalière. Et cela autour d’une logique productiviste à travers la stabilisation de la production, la réduction des fluctuations et le développement d’importants investissements par l’agrégation.

    Aussi, le Plan agricole régional (PAR) compte réaliser, d’ici 2020, pas moins de 33 projets Pilier I sur une superficie de 192.700 hectares avec un montant d’investissement de 2,47 milliards de DH et 11 projets Pilier II sur une superficie de 22.500 hectares avec un montant d’investissement de 85 millions de DH.

    L’objectif final du PAR vise à augmenter de 30% la production en céréales d’ici 2020, tout en réduisant la superficie emblavée pour cette culture de 13% (soit donc 790.00 ha en 2020). Ceci sera possible par l’augmentation de la production et l’adoption de pratiques agricoles raisonnables et durables, estiment des agronomes. Le volume commercialisé devrait alors passer de 1 million de tonnes à 1,58 million de tonnes en 2020.

    Concernant les légumineuses, le PAR prévoit la réalisation de 2 projets Pilier I sur une superficie de 4.000 hectares avec un montant d’investissement de 150 millions de DH. L’objectif est d’augmenter la production pour atteindre 811.000 quintaux en 2020.

    Mais pourquoi un Salon dans la ville de Berrechid ? Plusieurs raisons ont dicté ce choix, assure-t-on auprès des organisateurs. En effet, la Chaouia est connue comme étant le grenier du Maroc. Ensuite, l’on peut affirmer que La majorité de ses sols fertiles se trouvent dans la province de Berrechid. Et aussi que la région Casablanca-Settat est le premier producteur de céréales à l’échelle nationale (23% de la production) et le deuxième producteur de légumineuses à l’échelle nationale (27% de la production).

    «L’autosuffisance en céréales et légumineuses est un objectif réalisable et peut être atteinte par la création de nouvelles variétés de semences sélectionnées à haut potentiel», estime Mohammed Benchaib.

    Elle peut également être atteinte «grâce aux efforts concertés de tous les acteurs du secteur, l’encouragement des agriculteurs à s’organiser dans le cadre d’organisations professionnelles et leur incitation à l’adhésion aux programmes du département de l’Agriculture, notamment ceux de l’Office national du conseil agricole (ONCA), qui visent l’amélioration du savoir-faire des producteurs et des procédures d’accès au financement».

    Métiers, produits du terroir, nouvelles techniques....

    Le Salon est l’occasion pour les institutions, l’interprofession, les professionnels, les organisations professionnelles, producteurs et intervenants de présenter leurs savoir-faire et aussi de créer un lieu d’échange entre les différents opérateurs du secteur.
    Il sera également une occasion d’encourager et de primer les meilleurs opérateurs au niveau de la production et de la valorisation. Sans oublier la promotion des métiers et activités autour de ces deux filières. Des produits du terroir de chaque région seront également présentés profitant de la vitrine du Salon dédiée aux organisations professionnelles.
    Le Salon connaîtra également la présentation des nouveautés techniques et des rencontres d’affaires, échanges, animations professionnelles et conférences au cœur de l’actualité agricole.

                                                                                  

    Jusqu’à 20% du PIB agricole

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    Aujourd’hui, la filière contribue jusqu’à 20% du PIB agricole en fonction des conditions climatiques vu que la superficie emblavée pour les céréales s’élève à 5,5 millions d’hectares, soit 63% de la SAU (superficie agricole utile) avec une production dépassant les 110 millions de quintaux quand la pluviométrie est bonne.

    Les légumineuses alimentaires occupent, quant à elles, la seconde place dans les assolements et jouent un rôle agronomique essentiel en termes de rotation culturales avec les céréales.

    Cependant, la filière des céréales et légumineuses connaît de nombreuses contraintes. Elles sont liées au faible niveau de technicité des petits et moyens agriculteurs et au faible recours à l’utilisation des intrants, particulièrement les semences sélectionnées et le traitement raisonné par les herbicides et fongicides et le non-respect de la rotation culturale.

    En effet, le recours aux semences sélectionnées ne dépasse pas 20% à l’échelle nationale, 10% pour le recours aux traitements herbicides et 2% pour le traitement fongique et parasitaire. Cette situation affecte la productivité même quand les conditions climatiques sont favorables. S’ajoutent à cela les défaillances des réseaux de commercialisation et le faible niveau de valorisation et de transformation des produits de la céréaliculture et des légumineuses.

    Jamal Eddine HERRADI

     

     

     

     

     

     

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