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    International

    La crise se prolonge au Liban

    Par L'Economiste | Edition N°:5623 Le 28/10/2019 | Partager
    La grogne continue malgré les réformes économiques
    L'ONU appelle au dialogue

    Le bras de fer entre la rue et le pouvoir au Liban se prolonge. Le pays est secoué par un mouvement de contestation qui réclame le départ de l'ensemble de la classe politique. Certes, le gouvernement de Saad Hariri a annoncé récemment des réformes économiques d'urgence, mais le mouvement continue de grandir du nord au sud du pays, provoquant sa quasi-paralysie. Face à cette situation, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé au dialogue.

    Musique, danse, chant… les manifestations ont jusqu'à présent été pacifiques, émaillées de quelques heurts. Ceux-ci ont éclaté, le week-end dernier, alors que l'armée tentait de débloquer l'autoroute reliant le nord du pays à la frontière syrienne.

    Plusieurs grands axes routiers reliant la capitale au reste du pays sont restés bloqués. Des appels sont apparus sur les réseaux sociaux pour organiser, hier dimanche, une chaîne humaine géante qui longerait toute la côte libanaise, de Tripoli à Tyr, sur 170 km. Elle impliquerait la mobilisation d'au moins 100.000 personnes, selon les estimations.
    Des dizaines de partisans du président Michel Aoun, conspué comme les autres dirigeants, ont organisé de leur côté des sit-in de soutien au chef de l'Etat en plusieurs points du pays.

    Furieux des slogans hostiles à leur leader Hassan Nasrallah, des dizaines de membres du Hezbollah chiite se sont rués sur les manifestants, obligeant la police antiémeute à s'interposer. Le chef du Hezbollah a écarté tout chamboulement institutionnel. Tout en rejetant la principale revendication de la foule après les fins de non-recevoir opposées par le Premier ministre Saad Hariri et le président Aoun: le départ de l'ensemble de la classe politique.

    Le mouvement populaire s’est déclenché le 17 octobre par l'annonce surprise d'une taxe sur les appels via la messagerie WhatsApp. Elle a été vite annulée. Les manifestants crient leur colère de vivre dans un pays où les services de base, comme l'eau et l'électricité, ne sont pas assurés 30 ans après la fin de la guerre civile (1975-1990).

    Confronté à une contestation populaire inédite, le Premier ministre libanais Saad Hariri a annoncé le 21 octobre l’adoption d’une série de réformes. Sur la liste figure un budget 2020 sans impôts supplémentaires pour la population qui ira de pair avec un déficit de 0,6% du PIB.

    Il a aussi annoncé une baisse de 50% des salaires du président et des ex-présidents, des ministres et des députés, ainsi que de nouvelles taxes sur les banques. D’autre part, le Premier ministre libanais a annoncé son soutien à la tenue d’élections anticipées réclamées par les manifestants.

    F. Z. T. avec agences

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