×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Technlopole Foum El Oued: Une cité du savoir pour les régions du Sud

    Par Jamal Eddine HERRADI | Edition N°:5622 Le 25/10/2019 | Partager
    Un investissement de deux milliards de DH
    Le projet est porté par la Fondation Phosboucraâ
    technlopole_foum_el_oued_022.jpg

    Source: Fondation Phosboucraâ

    Une technopole sur un site naturel exceptionnel, aux atouts multiples, non loin de la ville de Laâyoune. Un challenge que la Fondation Phosboucraâ a relevé et qu’elle est en train de concrétiser

    Conçue sur une superficie totale de 600 ha, la technopole Foum El Oued est une cité du savoir et de l’innovation, située à 20 km de la ville de Laâyoune, dont le montant d’investissement s’élève à deux milliards de DH. Ce projet est piloté par la Fondation Phosboucraâ dans la région de Laâyoune-Sakia Al Hamra.

    Au-delà d’être un projet urbanistique innovant, la vocation de la technopole est d’être à la fois un laboratoire pour la recherche et l’expérimentation et une plateforme de transfert de connaissances pour favoriser le dynamisme socio-économique, non seulement de la région, mais également de l’Afrique, souligne la Fondation.

    La technopole est axée sur 3 composantes clefs qui tiennent compte des spécificités locales communes aux régions du Sud et au continent africain. La première est le pôle du savoir et de la recherche porté par l’Université Mohammed VI Polytechnique et son centre de recherche dédié aux thématiques liées au contexte subsaharien.

    La seconde composante est le pôle business qui accueillera un incubateur pour accompagner les porteurs de projets et booster les startups. Et enfin un pôle culturel qui inclut la construction d’un musée, d’un village commercial et artisanal, ainsi que des infrastructures à caractère social et environnemental visant l’amélioration de l’attractivité du territoire.

    Imaginé entre mer et désert, le projet de la technopole de Foum El Oued a été conçu dans une démarche tenant compte des contraintes naturelles du site, et faisant d’elles des atouts uniques d’un site édifié sur 600 hectares. Ainsi, la conception du projet est pensée pour s’intégrer et composer avec le site naturel en optimisant le dialogue entre le bâti et son environnement, se servant du climat, des vents, du sable et des spécificités du littoral subsaharien, pour atteindre les meilleures performances environnementales.

    Parmi les infrastructures envisagées, figurent l’utilisation de panneaux photovoltaïques pour l’énergie solaire, la mise en place d’une station d’épuration pour le recyclage des eaux, à utiliser pour l’irrigation des zones agricoles, la récupération des déchets organiques pour la génération de l’énergie et le recours à une végétation adaptée au contexte.

    Concernant la construction des bâtiments de ce nouveau pôle urbain, elle va concilier entre prouesses et innovations architecturales d’une part, et respect et intégration dans l’environnement naturel d’autre part. S’étendant sur 5.000 m2 couverts avec un budget de 50 millions de DH, les 6 bâtiments du centre de recherche sont aujourd’hui en cours d’achèvement et seront livrés d’ici la fin de l’année.

    Le centre comprend 3 unités de recherche dédiées à la biotechnologie, aux énergies renouvelables, à l’eau et  l’environnement. Des espaces logistiques, un restaurant, une salle de conférences et un hall technologique complètent l’ensemble.

    Les 6 bâtiments sont dotés de toitures «végétalisées» et d’une seconde peau composée de brise-soleil, favorisant un confort thermique tout au long de l’année, et minimisant ainsi l’empreinte écologique, est-il expliqué. Par ailleurs, les bâtiments sont dotés de panneaux photovoltaïques et d’un système intelligent de gestion de l’énergie.

    L’année 2018 a été celle du démarrage de la construction de la deuxième et plus grande parcelle du projet qui inclut l’Université Mohammed VI Polytechnique, le lycée d’excellence et toute l’infrastructure business et culture. La livraison du projet de la technopole est prévue en 2 phases: 2018 -2020 et 2020-2022.

                                                                                         

     

    Premières solutions, introduction d’espèces....

    Plusieurs thématiques de recherche ont été lancées avec l’Université Mohammed VI de Laâyoune, qui est au cœur du projet. Grâce à l’étroite collaboration entre la technopole Foum El Oued et la plateforme de connaissance (université, centre de recherche dont les laboratoires qui abordent des thématiques liés à l’eau, à l’environnement, à l’énergie renouvelable et aussi à l’agriculture …), les premières solutions ont déjà été proposées, notamment en termes paysagers: les futures plantations du projet seront développées dès maintenant dans les pépinières de recherche du projet. Une zone agricole de 100 hectares va également être développée en partenariat avec l’Université Mohammed VI de Laâyoune pour l’expérimentation de l’agriculture bio-saline, pour que le désert soit un territoire plein d’opportunités au lieu d’être un territoire plein de défis. Par ailleurs, la Fondation Phosboucraâ a initié une introduction de 19 espèces tolérantes à la salinité dans la zone de Foum El Oued, dont 6 espèces ont donné de très bons résultats (quinoa, bluepalicum, sixpania…).

    J.E.H.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc