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    Economie

    Stress hydrique: Les ABH s’adaptent au changement climatique

    Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5622 Le 25/10/2019 | Partager
    Intégration de la donne climatique dans les plans stratégiques
    Elaboration de procédures propres à chaque agence de bassin versant
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    Il est impératif de rationaliser l’exploitation des eaux de barrage pour assurer un développement durable (Ph. A.K)

    La rareté des précipitations et la succession des années de sécheresse obligent les Agences des bassins hydrauliques (ABH) à intégrer la donne climatique dans leurs plans stratégiques, particulièrement dans la planification et la gestion de l’eau. C’est ce qui ressort de la journée d’étude organisée dernièrement à Oujda par l’ABH Moulouya et la section scientifique du bureau de l’Unesco Maghreb.

    Une rencontre qui a réuni une vingtaine d’experts du département de l’Eau, des ABH, la Direction de la météorologie nationale et qui a été précédée par une note méthodologique interpellant les ABH sur l’élaboration de plans directeurs d’aménagement des ressources en eau intégrées pour 2050.

    C’est également une obligation par la loi marocaine 36/15 qui insiste sur la réalisation d’une feuille de route pour accompagner les agences, les bureaux d’étude, les experts du secteur de l’eau et les différents utilisateurs de l’eau. Une démarche proactive pour initier des procédures propres à chaque agence de bassin versant et pour réagir aux conséquences négatives du changement climatique qui ont tendance à accentuer la raréfaction des ressources en eau.

    Les séries climatologiques et hydrologiques observées ces quarante dernières années témoignent de ce trend inquiétant et expliquent la multiplication de phénomènes extrêmes (sécheresses et inondations), précise Mohammed Alaoui, responsable de la section sciences au sein du bureau Unesco Maghreb.

    Reste à savoir comment s’adapter à ces changements  et gérer le potentiel existant. C’est ce qui a fait l’objet des ateliers de réflexion organisés lors de cette journée et qui ont soulevé les différentes problématiques relatives à l’impact du changement climatique sur les variables hydro-climatologiques et des moyens techniques permettant d’intégrer ce phénomène.

    Les participants à cette journée ont émis des recommandations qui constituent une véritable feuille de route pour une unification et amélioration des approches en cours. Ils ont convenu de la nécessité de l’appui technique de l’Unesco pour parachever ce travail et aboutir à un guide pratique.

    «Le but est de savoir comment intégrer les approches techniques dans l’évaluation des apports d’eau de surface et l’alimentation des nappes d’ici 2050», souligne de son côté Boubker El Houadi, directeur de l’ABH Moulouya.

    Au Maroc, le potentiel hydrique se heurte à plusieurs contraintes et problèmes qui aggravent davantage la fragilité des ressources en eau. De même, le potentiel en ressources en eau naturelles renouvelables dont dispose le pays est en deçà de 1.000 m³/hab/an, ratio communément admis comme seuil critique de stress hydrique.

    Ali KHARROUBI

     

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