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    Economie

    L’ONEE replonge dans le rouge

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5622 Le 25/10/2019 | Partager
    1 milliard de DH de pertes prévues cette année
    Lissage des projets d’investissement en fonction des capacités
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    L’ONEE va terminer l’année en cours avec un chiffre d’affaires de 37,7 milliards de DH, en hausse de 2%,  mais son résultat net va se dégrader

    L’Office national de l’eau et de l’électricité (ONEE) retombe dans le rouge. L’énergéticien national terminera l’année 2019 sur un résultat déficitaire de 1,15 milliard de DH après un bénéfice de 1,9 milliard en 2018. Son résultat d’exploitation est certes positif, mais il devrait terminer l’année 2019 sur un recul de 58,6%.

    Cette entreprise, qui a tenu son conseil d’administration en juillet après une vacance de trois années, devrait revoir son modèle économique. Au ministère des Finances, l’on parle de la «nécessaire accélération de la conclusion du nouveau contrat-programme 2019-2023 afin d’asseoir les bases d’un modèle économique soutenable de l’Office».  Cela passera par le recentrage de l’ONEE sur le cœur de métier.

    L’Office devrait par conséquent se désengager de certaines activités, voire en externaliser d’autres. Des actions visant la restructuration du secteur sont également prévues. Il s’agit en particulier de la séparation opérationnelle entre la production, le transport et la distribution.

    Le ministère des Finances insiste aussi sur «l’accélération du processus de prorogation des contrats PPA (contrats de fourniture et d’achat d’électricité ) et la cession des actifs et participations non nécessaires à l’exploitation».

    L’ONEE a achevé l’année 2018 sur un taux de réalisation des investissements de 77%. Ce taux sera porté à 87% en 2019. Son plan d’équipement serait exécuté en lissant les projets en fonction des capacités réelles de l’Office.

    A fin 2018, la puissance installée s’est élevée à 10.938 MW contre 8.261,7 MW en 2017. Cela est attribué à la mise en service des parcs solaires Noor II et Noor III pour des capacités  respectives de 210 MW et 150 MW. S’y ajoutent la mise en service des parcs solaires photovoltaïques Noor IV Ouarzazate, Laâyoune, Boujdour et le parc éolien Afftissat ainsi que la centrale thermique de Safi.

    Le programme  d’équipement 2019-2023 prévoit 26,1 milliards de DH d’investissement. Plusieurs projets d’une capacité additionnelle de 4.262 MW dont 4.240 MW est à base d’énergie renouvelable sont prévus. En projet, la réalisation de la centrale thermique diesel de Dakhla (22 MW), la station de transfert d’énergie par pompage Abdelmoumen (350 MW), une  capacité de 220 MW en petites usines hydrauliques et une capacité éolienne de 1.656 MW.

    Dans le solaire, une capacité de 2.015 MW  est prévue. L’Office devrait également recourir à d’autres leviers de financement comme la titrisation des actifs et des créances ou encore le leasing. Sa feuille de route prévoit aussi «les révisions tarifaires et l’apurement des créances». Sauf que les décisions de changement tarifaire actées dans l’ancien contrat-programme n’ont pas été toutes concrétisées, en particulier pour l’eau. 

    Khadija MASMOUDI

     

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