×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    Aéronautique/Eric Saint-Jacques, PDG de e2ip : «Nous ne sommes pas venus pour les incitations fiscales»

    Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5621 Le 24/10/2019 | Partager
    eric_saint-jacques_021.jpg

    Eric Saint-Jacques, PDG de e2ip : «Notre ambition est d’installer au Maroc une usine pérenne de très haute technologie» (Ph. H.E)

    - L’Economiste: Quelles sont les motivations derrière votre implanta­tion au Maroc?
    - Eric Saint-Jacques:
    Depuis quelques années, notre société a eu l’op­portunité de réaliser une très forte crois­sance mondiale. En 2016, nous avons procédé à l’acquisition de plusieurs en­treprises au Québec. A partir de là, nous avons bâti une stratégie de croissance dans le marché des interfaces homme-machine. Il s’agit de tout ce qui est sys­tème de contrôle. Cela va de la pompe à essence jusqu’aux avions, en passant par le climatiseur.

    - Mais au Maroc, vous allez vous spécialiser dans l’aéronautique.
    - Effectivement. E2ip a pour vocation de fournir des intrants aux avions pour ce qui est des systèmes de contrôle, les fours, les toilettes, les lumières, les systèmes de divertissement… Bref, tous les points qui supposent une interaction de commande ou de contrôle entre un utilisateur et une machine. Sans oublier les domaines de la santé, de l’industrie et du transport. Nous sommes venus au Maroc pour ouvrir une usine de haute technologie qui s’inscrit dans la pérennité. Le premier niveau de cet objectif est la création de cette usine.
    Avec l’IMA, le ministère de l’Indus­trie, nous sommes en train d’examiner la possibilité de créer un maillage entre les écoles marocaines d’ingénierie et les éta­blissements d’ingénierie auxquels nous sommes liés au Québec pour ouvrir un centre de recherches et développement au Maroc avec des ingénieurs marocains en 2020. Le potentiel est très grand.

    - Avez-vous facilement pu trouver des ressources humaines qualifiées?
    - Nous avons choisi le Maroc pour deux raisons: l’Institut des métiers de l’aéronau­tique et Midparc. Si nous avons pu réaliser notre investissement au Maroc, c’est bien parce que l’IMA existe car il nous a permis de disposer de ressources humaines quali­fiées et de grande qualité. Il y a également Midparc qui a mis à notre disposition l’in­frastructure dont nous avons besoin.

    - Qu’en est-il de votre carnet de commandes?
    - Cela fait plus d’un an que nous projetions d’ouvrir une usine au Maroc. Notre plan d’ouverture peut déjà tabler sur un carnet de commandes de plusieurs dizaines de millions de dollars. D’ici fin 2021, nous comptons réaliser un chiffre d’affaires autour de 70 millions de dol­lars.

    - Qui sont vos clients potentiels?
    - Nous ciblons Thales, Stelia, Safran, Bombardier, Boeing, Airbus, Collins… Nous sommes tout près de nos clients et c’est l’une des grandes raisons qui ont été derrière notre choix pour la ville de Casa­blanca.

    - Quelles synergies entre le site de Casablanca et celui de Montréal?
    - Le site de Montréal est en train de se spécialiser dans la conception des solu­tions et des processus de fabrication. Une fois finalisée, c’est le site casablancais qui prend le relais pour développer la solu­tion.

    - Avez-vous eu vent du nouveau ré­gime fiscal des zones franches?
    - Sincèrement non, mais les deux cri­tères à l’origine de notre implantation sont l’IMA, la qualité de la main-d’oeuvre et de l’infrastructure offerte par Midparc. Ce ne sont donc pas les incitatifs fiscaux qui ont motivé notre venue.

    Propos recueillis par H.E.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc