×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Céréales: 70 millions de quintaux sécurisés

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5621 Le 24/10/2019 | Partager
    Près d’un demi-million d’hec­tares irrigués dédiés à la culture
    Plusieurs agriculteurs ont procédé aux semailles précoces
    2,2 millions de quintaux de semences sélectionnées mis en vente
    taux_de_remplissage_des_barrages_021.jpg

    Au 22 octobre, le taux moyen de remplissage des barrages a atteint 45,3% contre 56,4% à la même période de 2018. Cependant, la situation des ouvrages hydrauliques à usage agricole prête à l’optimisme. En particulier pour les grosses capacités

    Le retour des pluies dans plusieurs régions agricoles fait renaître l’opti­misme à la campagne. Le motif de satis­faction tient à la précocité de ces pre­mières précipitations, après les tempêtes orageuses, enregistrées ces derniers jours. Quoi qu’il en soit, elles ont, dans de nom­breux cas, permis de renflouer les rete­nues des barrages.

    Cette année, l’irrigation sera mise à contribution pour sécuriser les 70 mil­lions de quintaux retenus comme hypo­thèse du projet de loi de finances 2020. Dans l’objectif d’atteindre un taux de croissance économique de 3,7%.

    Au 22 octobre, le taux de remplissage des barrages à usage agricole s’établit à 45,3% contre 56,4% à la même pé­riode de la campagne précédente. Pour l’actuelle saison, près de 500.000 ha de superficies irriguées seront dédiées à la céréaliculture, soit 24% de l’ensemble des périmètres. Ce qui permettrait de sécuriser la moitié de l’hypothèse du pro­jet du budget. C’est le ministre de l’Agri­culture, Aziz Akhannouch, qui l’avait annoncé lors du lancement dans la région du Gharb de la campagne 2019-2020. Ceci, tout en insistant «sur la nécessité de rationaliser la ressource au niveau des périmètres irrigués» (Voir L’Economiste du 10 octobre 2019).

    Le ministre avait également lancé un appel aux agriculteurs pour qu’ils pro­cèdent aux semailles précoces. Ce qui im­pacte de manière positive les rendements si la bonne pluviométrie serait au ren­dez-vous. Et l’appel paraît avoir trouvé un écho favorable parmi les agriculteurs. Dans la plaine du Gharb tout comme dans la région de Fès Saïss, les labours d’été ont été pratiqués par de nombreux agri­culteurs. Certains n’ont pas hésité à semer leurs terres en attendant les précipitations.

    L’annonce également, en temps op­portun, des mesures prises pour garantir l’offre en intrants nécessaires pour un bon déroulement de la campagne, consti­tuait en soi un bon augure. En tête de ces mesures, le disponible en semences sélectionnées à des prix bonifiés.

    Au total, 2,2 millions de quintaux sont ainsi mis en vente. Les prix sont fixés à 175 DH/ quintal pour le blé tendre, 195 DH pour le blé dur et 345 DH/quintal pour l’orge. La capacité de stockage a été aussi renforcée à travers l’ex­ploitation du nouveau centre de Berkane et la location d’entre­pôts privés. Il en est de même du circuit de distribution dont le nombre de points de vente de­vrait être porté à 500 contre 350, la campagne précédente. Ceci, grâce aux contrats conclus avec des opérateurs privés.

    Autre intrant incontournable pour la hausse des rendements des céréales, l’engrais. Ce marché sera approvisionné à hauteur de 680.000 tonnes. A l’instar des années précédentes, les fertilisants seront cédés aux agriculteurs aux mêmes prix que ceux de la campagne 2018- 2019.

    Avec à la clé une utilisa­tion rationnelle via l’exploita­tion des cartes de fertilité des sols. Celles-ci couvrent l’essen­tiel de la surface utile agricole, soit 8,7 millions d’hectares. A cet effet, les agriculteurs béné­ficieront d’un appui renforcé du conseil agricole.

    Pour compléter le dispositif, Aziz Akhannouch a assuré que le financement de la campagne agricole ne fera pas défaut. «Un effort de report des échéances sera consenti au profit des agriculteurs qui sont dans l’in­capacité de rembourser leur dette», s’est engagé le ministre. Il a confirmé que le groupe Crédit Agricole a pris les disposi­tions financières et réglementaires pour répondre aux demandes de financement dans les meilleures conditions.

    A noter que lors de la campagne pas­sée, l’enveloppe s’est chiffrée à plus de 6,4 milliards de DH, toutes activités agri­coles confondues.

    De même, l’assurance agricole sera reconduite dans les mêmes conditions que la saison précédente. Pour les cé­réales, il est prévu de couvrir 1 million d’hectares. De nouvelles dispositions se­ront prises en ce qui concerne les déclara­tions des sinistres et de nouveaux produits seront développés pour les plantations arboricoles.

    Irrigation: 50.000 ha supplémentaires

    Le ministère de l’Agriculture s’est engagé à poursuivre les programmes en cours de réalisation. C’est le cas du Programme national de l’économie d’eau d’irrigation (PNEEI) à travers l’équipement des exploitations en sys­tème de goutte-à-goutte sur 50.000 hectares supplémentaires. Ce qui va por­ter la superficie équipée à 635.000 ha. S’ajoute également l’achèvement du plan de reconversion collective en irrigation localisée sur une superficie de 120.000 ha. Il en est de même du programme national d’extension de l’irriga­tion sur une superficie de 85.000 ha des terres dominées par les barrages.

    A.G.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc