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Economie

Export: 3.405 produits sur 185 marchés

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5620 Le 23/10/2019 | Partager
La part mondiale du Maroc s’améliore de 0,5 point
Le gain est plus significatif sur les pays de l’Union européenne
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Le Maroc a quelque peu amélioré sa part dans le marché mondial. Mais le déficit reste préoccupant sur plusieurs destinations. En particulier les Etats-Unis et la Turquie auxquels le pays est lié par des accords de libre-échange

L’export s’améliore et se diversifie. Le constat est dressé par le rapport économique et financier accompagnant le projet de loi de finances 2020. En 2018, les ventes marocaines à l’étranger ont marqué un bond de 10,6% par rapport à l’année précédente. Et sur la période 2008-2014, la progression moyenne annuelle s’est établie à 4,3%. Du coup, le taux de couverture de la balance commerciale a gagné deux points de pourcentage depuis 2016 pour atteindre 57,2%.

Ces évolutions ont permis au pays d’améliorer sa position sur le marché mondial. Sa part est ainsi passée de 0,12% sur la période 2008-2014 à 0,15% en 2018. Le rapport relève que l’amélioration a été plus significative sur les marchés traditionnels d’exportation, notamment l’Espagne (1,27%) et la France (1,74%).

Cette situation a été accompagnée par une diversification par marché et par produit. Sur 8 ans, l’indice de diversification-marché s’est inscrit sur une tendance haussière, passant de 0,66 en 2000 à 0,71 en 2018. Et le nombre de marchés d’exportation a augmenté de 1,4% en moyenne, passant de 149 à 185 débouchés.

Par ailleurs, l’analyse géographique de l’export révèle un recul de la part des marchés de l’Union européenne. En huit ans, elle a perdu 9,5 points de pourcentage. Le repli a été plus accentué pour l’Espagne et la France, sans pour autant induire un déclassement de leur position en tant que premier (23,6%) et second partenaire (21,7%) de nos exportations en 2018. En 2020, ces deux pays en concentraient 46,5%. 

Parallèlement, des pays comme le Brésil, l’Afrique subsaharienne ou encore la Turquie occupent désormais des positions notables et en progression soutenue.

De son côté, l’indice de diversification-produit s’est établi en moyenne à 0,864 sur la période 2000-2018, relève le rapport économique et financier. Il a marqué une progression annuelle moyenne de 1,6% sur la période. Ainsi 3.405 produits ont été exportés en 2018 contre 2.580, huit années auparavant. Et le changement s’est réalisé au profit des produits industriels à forte valeur ajoutée (automobile, câblage, composants aéronautiques…) au moment où les secteurs traditionnels (textile, habillement, produits agricoles ont vu leur poids diminuer.

La position privilégiée de l’Europe apparaît également à travers les flux financiers sous forme d’IDE et de transferts des MRE. En 2018, les pays de l’UE ont concentré 69% du total des transferts, soit 45 milliards de DH. A elle seule la France est à l’origine de 51% des transferts en provenance de l’UE et 35% des recettes globales du Maroc. La même dynamique est observée au niveau des recettes voyages en provenance de l’UE: 52,2 milliards de DH en 2018.

  La même année, les échanges commerciaux des biens ont porté sur 443,3 milliards avec une évolution différenciée. Pendant que les exportations ont marqué un bond de 10,3%, l’import à partir des pays de l’UE n’a progressé que de 4,6%. Mais en valeur absolue, cela se chiffre par plusieurs milliards de DH.

De son côté, le marché américain s’est inscrit sur une tendance prometteuse. En 2018, les échanges bilatéraux ont totalisé 51,1 milliards de DH, plaçant les Etats-Unis au 4e rang en tant que fournisseur et à la troisième place comme client. Sauf que la performance traduit un déséquilibre au détriment de la balance commerciale marocaine.

L’année passée, le déficit s’est élevé à 25,3 milliards de DH. Cette situation s’explique par la persistance de contraintes liées à la logistique et au manque de maîtrise de la normalisation. D’ailleurs, ces aspects ont fait l’objet de discussions approfondies lors de la tenue en juillet dernier de la dixième session du Comité conjoint chargé du suivi de l’accord de libre-échange.

                                                                                     

Le Maroc, 1er bénéficiaire de l’aide financière

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Dans la région Mena, le Maroc occupe le premier rang en tant que pays destinataire de l’aide financière européenne. Sur la période 2014-2017, l’instrument européen de voisinage a accordé 807,5 millions d’euros. Et le volume de l’appui programmé au titre de 2018 s’élevait à 1.457 millions d’euros, couvrant plusieurs projets structurants. Les liens de coopération financière englobent également le soutien de la Banque européenne d’investissement dont l’apport a atteint 806 millions d’euros en 2018. La même année la Banque européenne pour la reconstruction a financé 55 projets du secteur privé pour un montant de 1,47 milliard d’euros.

A.G

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