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    International

    Commerce UE/USA: Les représailles touchent le cœur de l’économie

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5618 Le 21/10/2019 | Partager
    L’aéronautique, l’agroalimentaire… plusieurs secteurs visés

    Comme prévu, les Etats-Unis ont commencé à appliquer vendredi 18 octobre des taxes douanières punitives sur 7,5 milliards de dollars de produits européens. L’UE promet de riposter. Les relations entre les deux géants économiques (aussi principaux partenaires du Maroc) font l’objet de tensions depuis plus d’un an et demi. Les produits visés représentent des exportations annuelles d’environ 6,8 milliards d’euros.

    ■ Secteur aéronautique: Seuls les avions de ligne assemblés à Toulouse (France) ou Hambourg (Allemagne) sont frappés et non les sous-traitants. En 2018, les exportations touchées pesaient 3,16 milliards d’euros, selon le groupe de réflexion allemand IfW Kiel. La valeur des Airbus à livrer en Amérique du Nord dépasse les 120 milliards de dollars au prix catalogue.

    ■ Fromages, fruits, charcuterie: Figurent dans la liste américaine des fromages comme le cheddar, le stilton, le parmesan, des fromages de brebis ou encore des fromages marbrés bleus, à l’exception spécifique du roquefort. Le parmesan italien est également frappé. Les fromages français ne sont concernés que de manière marginale, selon Bercy. En revanche, la moitié des exportations de fromage des Pays-Bas vers les Etats-Unis sont touchées, selon le gouvernement néerlandais. Et ce, pour un montant annuel d’environ 39 millions d’euros. D’autres produits alimentaires sont ciblés. Certains fruits (oranges, citrons, cerises...) et jus, des coquillages préparés, ou encore certains produits de charcuterie et saucisses, ainsi que les biscuits et gaufres allemands et britanniques et le café exporté par l’Allemagne.

    ■ Huile d’olive: Précisément les olives et huiles d’olive espagnoles sont taxées à 25%. L’Espagne a exporté l’an dernier vers les Etats-Unis pour 405 millions d’euros d’huile d’olive (un secteur employant 400.000 agriculteurs dans le pays). Les olives exportées pesaient en outre 179 millions d’euros. Au total, la moitié des exportations agroalimentaires espagnoles vers les Etats-Unis seraient taxées, soit environ un milliard de dollars. En revanche, l’huile d’olive d’Italie (436 millions d’euros d’exportations) tout comme les pâtes et conserves de tomates du pays sont épargnées. Seuls 500 millions d’euros d’exportations alimentaires italiennes sont touchées, sur plus de 4 milliards au total.

    ■ Outils et engins de chantier: L’automobile échappe à cette salve de sanctions. Mais certains outils électriques portatifs et engins de chantier (pelleteuses...) fabriqués en Allemagne sont visés à hauteur de 25%, tout comme des lentilles d’appareils photos du même pays. Selon le cabinet IfW, les exportations concernées d’outils électriques pesaient l’an dernier 130 millions d’euros, tandis que celles des engins de chantiers excavateurs s’élevaient à 100 millions d’euros.

    Des craintes sur l’industrie automobile

    Cette nouvelle offensive survient alors que les Etats-Unis et la Chine ont conclu un accord partiel censé mettre fin à leur guerre commerciale. Les Européens craignent avant tout que Trump continue sur sa lancée et impose mi-novembre des droits de douane plus élevés sur les voitures européennes. Le conflit des deux avionneurs Airbus et Boeing n’est que l’un des nombreux problèmes qui ont alimenté les tensions transatlantiques. Adoptant une politique résolument protectionniste, le dirigeant américain a déjà imposé des droits de douane plus élevés sur l’acier et l’aluminium en provenance de l’UE et d’autres pays alliés. Tout en laissant planer la menace de faire de même avec l’industrie automobile.

    F. Z. T.

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