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    Economie

    Projet de loi de finances: Priorité au social

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5617 Le 18/10/2019 | Partager
    14,2 milliards de DH pour le dialogue social d’ici 2021
    La privatisation devra rapporter 3 milliards de DH en 2020
    Hausse de l’investissement public pour s’établir à 198 milliards de DH
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    Le gouvernement maintient l’effort des investissements publics dont l’enveloppe augmentera dans le PLF 2020. Sur le total de 198 milliards de DH, ce sont les entreprises et établissements publics qui se taillent la plus grosse part du lion avec 101,195 milliards de DH

    Si le remaniement ministériel a quelque peu occulté le projet de loi de finances (PLF) pour 2020, le dossier qui est vite revenu en tête des priorités. En effet, le Conseil de gouvernement du jeudi dernier, qui lui a été exclusivement consacré, l’a finalement adopté. Le texte, en plus des documents qui l’accompagnent seront déposés au Parlement samedi.

    Mohamed Benchaâboun enclenchera la machine d’adoption par la présentation du PLF lundi prochain. En attendant cet exposé, force est de constater que le ministre de l’Economie, des Finances et de la Réforme administrative est obnubilé par le maintien des équilibres macro-économiques dans un contexte marqué par une priorité accordée à la réduction des disparités sociales ainsi que la mise en place des mécanismes de protection.

    Le PLF 2020 intervient donc dans un contexte marqué par des mesures ayant un impact budgétaire supplémentaire sur les dépenses publiques. C’est le cas des incidences financières du dialogue social estimées à 5,3 milliards de DH en 2019, 6 milliards en 2020 et 2,9 milliards en 2021, soit un impact global de 14,2 milliards dès 2021.

    C’est l’équivalent d’une hausse annuelle de 1 point du PIB. A cela s’ajoute l’enveloppe consacrée à la compensation de l’ordre 13,64 milliards de DH en 2020 pour poursuivre les efforts de soutien du pouvoir d’achat des ménages. En plus, les données du PLF 2020 font apparaître une hausse des dépenses de fonctionnement de l’ordre de 4% pour s’établir à 213,43 milliards de DH en 2020 contre 205,08 milliards cette année.

    Les services de la dette ne font pas mieux. Les crédits inscrits au titre des intérêts et commissions de la dette publique s’élèvent à 29,023 milliards de DH en 2020 contre 28,031 milliards de DH en 2019, soit une augmentation de 991,649 millions de DH (+3,54%). Les charges de la dette extérieure absorbent 4,731 milliards de DH, soit une hausse de 22,7% par rapport à l’année 2019. Quant à la dette intérieure, ses charges au titre des intérêts et commissions s’établissent à 24,291 milliards de DH (+0,48%).

    Une lueur d’espoir pour l’année prochaine: l’enveloppe consacrée aux investissements publics augmentera l’année prochaine. Selon les prévisions, elle atteindra 198 milliards de DH, soit une hausse de 3 milliards de DH par rapport à 2019. Dans ce total, ce sont les entreprises et établissements publics qui contribuent le plus avec 101,195 milliards de DH. Ces dépenses  couvrent plusieurs secteurs  comme l’énergie, l’habitat, l’agriculture, les phosphates, les autoroutes, les transports aériens, l’eau potable…

    Autre bonne nouvelle, la privatisation  continue. Si en 2019 le ministère avait prévu des recettes de l’ordre de 10 milliards de DH dont la moitié ira au budget de l’Etat, pour l’année prochaine, il vise d’autres montants. Ainsi, le produit de cession des participations de l’Etat devra rapporter au budget 3 milliards de DH.

    Par ailleurs, des établissements publics mettent la main à la poche. Ainsi, au titre des recettes des monopoles, l’OCP met sur la table 3,6 milliards de DH, l’Agence de la conservation foncière 3,180 milliards de DH, Bank Al-Maghrib 765 millions, la CDG 100 millions. A cela s’ajoutent les dividendes en provenance de la société nationale du transport et de la logistique qui apporte 35 millions de DH.

    Toujours sur le chapitre des recettes, l’IR devra rapporter 46,181 milliards de DH, soit une hausse de 3,54% par rapport à cette année. L’IS est également sur le même trend haussier puisqu’il devra générer 53,035 milliards de DH (+2,07%). Quant au produit de la TVA à l’intérieur prise en charge par la DGI, il s’élève à plus de 23 milliards de DH,  soit une progression de 14,85%.

    Celle qui est collectée par l’Administration de la douane et des impôts indirects  (à l’importation) atteint 41,9 milliards de DH (+3,03%). La taxe sur les tabacs manufacturés rapportera 11,277 milliards de DH (2,52%). Par ailleurs, les droits de douane ont repris des couleurs. Ainsi, les recettes des droits d’importation s’élèvent à 10,241 milliards de DH contre 9,388 milliards cette année, soit une augmentation de 9,09%.

    Matériel agricole: fin de l’exonération

    Le ministère des Finances a décidé de supprimer les régimes tarifaires dérogatoires portant sur l’application du droit d’importation minimum de 2,5% à certains matériels et produits destinés à un usage exclusivement agricole. Idem pour les matériels et matériaux affectés à l’irrigation et à l’installation des serres. Cette disposition s’étend également aux matériels de forage et de sondages destinés à la recherche et à l’exploitation des eaux souterraines. Pour ce département, cette décision s’inscrit dans le cadre de la rationalisation du système fiscal notamment à travers l’élimination des exonérations fiscales et des régimes dérogatoires.

    M.C.

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