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    Véhicules gravement endommagés: Un nouvel opérateur veut révolutionner les pratiques

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5612 Le 11/10/2019 | Partager
    Une procédure de suivi pour rompre avec le circuit informel
    Le cash est banni dans les transactions avec les ferrailleurs et les assurés
    Une base de données offre une traçabilité des véhicules pris en charge

    Remettre de l’ordre dans une activité noyée dans l’informel et où le cash domine. C’est l’ambition de la société Gepave, qui s’est positionnée sur un marché encore au stade du balbutiement au Maroc. L’entreprise, dont l’activité a démarré officiellement en mars 2018, joue un rôle d’intermédiation entre les compagnies d’assurances, les assurés et les épavistes, dans les cas des véhicules gravement accidentés.

    Ce secteur est caractérisé par le manque de transparence et de traçabilité, augmentant le risque d’arnaque ou d’utilisation frauduleuse des cartes grises des véhicules gravement endommagés. Pour son directeur général, Wassim El Hallioui, la procédure mise en place permet d’éviter ces risques, notamment à travers l’identification des différents intervenants, et la traçabilité de toute l’opération jusqu’à l’acheteur final de l’épave.

    Cette procédure est fixée par la loi 52-05. Une fois le véhicule est considéré en état de réforme économique ou technique, une série de mesures est prévue. D’abord, un expert établit une fiche technique détaillée, comportant l’état du véhicule et ses caractéristiques, illustrations à l’appui.

    Ensuite, un appel d’offres électronique est lancé. Il ne peut être consulté que par les ferrailleurs liés par contrat avec Gepave. Celle-ci s’occupe par la suite du remboursement des assurés. Pour El Hallioui, c’est une logique win-win, permettant de protéger les droits des différentes parties impliquées. Même s’il reconnaît la difficulté de convaincre une catégorie de ferrailleurs, habitués au circuit informel.

    Dans la nouvelle démarche, les responsables de cette entreprise veulent également impliquer les autorités publiques, notamment le ministère de tutelle, le Comité national de la sécurité routière ou encore le parquet général. Surtout qu’il s’agit d’un secteur avec un grand risque de trafic.

    Par exemple, certains réseaux n’hésitent pas à réutiliser les papiers d’un véhicule endommagé pour faire circuler un autre véhicule volé. Pire, certaines voitures, faisant l’objet d’une réforme économique, risquent de circuler sans être correctement réparées, mettant la vie des citoyens en danger.

    les véhicules pris en charge dans le cadre du nouveau processus passent obligatoirement par l’étape de réparation. Ceux faisant l’objet de réforme technique se voient leurs documents radiés. Ceux réparés sont soumis à une visite technique, appuyée par un compte rendu partagé électroniquement avec les compagnies d’assurances.

    Au bout du compte, cela se traduit par la constitution d’une véritable base de données des différents véhicules accidentés avec la traçabilité de toutes les étapes. Une plateforme électronique est dédiée à l’organisation des appels d’offres et à la gestion de cette base de données. Ce qui permet, selon les responsables de cette entreprise, de limiter les réclamations auprès de l’Acaps.

    Dans toutes les transactions financières, le cash n’est plus de mise. «Ce système prive l’Etat, surtout en matière fiscale, et les banques de liquidités, contrairement aux chèques, qui permettent également de se prémunir contre certains risques».

    Carte de visite

    Installée dans la zone industrielle de Aïn Sebaâ à Casablanca, Gepave a été créée en 2017, avec un capital initial de 800.000 DH. Ce budget a été dédié à l’aménagement d’un local de 1.100 m2, et l’acquisition des équipements. Lors de la première année d’activité, le chiffre d’affaires réalisé a atteint plus de 2,3 millions de DH. Depuis sa création, le nombre des véhicules gravement accidentés pris en charge a dépassé 2.800 voitures.

    M.A.M.

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