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    International

    Commerce: Comment tirer profit des chaînes de valeur mondiales

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5610 Le 09/10/2019 | Partager
    Passer de l’exportation de produits de base à celle de produits manufacturés simples
    Accélérer les procédures douanières, raccourcir les délais aux frontières…
    Le Maroc aura tout à gagner

    En cette période de ralentissement des échanges et de la croissance, les pays en développement peuvent engager des réformes qui stimuleront leur participation dans les chaînes de valeur mondiales. Ces mesures doivent leur permettre de passer de l’exportation de produits de base à celle de produits manufacturés simples.

    Le rapport sur le développement dans le monde 2020: «Le commerce au service du développement à l’ère de la mondialisation des chaînes de valeur» fait le point sur cet enjeu. Il est publié par la Banque mondiale à quelques jours des Assemblées annuelles organisées conjointement avec le FMI du 14 au 20 octobre 2019 à Washington.

    Les experts de la Banque mondiale constatent que ces chaînes ont impulsé une transformation économique qui a rapidement fait progresser les pays les plus pauvres du monde dans l’échelle du développement. Ceci en contribuant à leur spécialisation et à leur enrichissement sans le passage obligé de la création de toutes pièces de filières industrielles. Il faut savoir qu’une chaîne de valeur mondiale fractionne le processus de production entre plusieurs pays.

    Ainsi, les entreprises se spécialisent et n’ont pas à produire l’intégralité d’un bien. Des procédures aux frontières plus simples permettront de réduire les coûts liés aux échanges. D’autres institutions comme le FMI, l’OCDE, la Cnuced ou encore l’OMC sont unanimes quant à la nécessité de profiter de l’ouverture des marchés de services.

    Aujourd’hui, les chaînes de valeur mondiales représentent pratiquement la moitié des échanges internationaux. Mais leur croissance plafonne depuis la crise financière de 2008. Les tensions commerciales ont créé des incertitudes autour de l’accès aux marchés, conduisant les entreprises à retarder leurs investissements.

    En outre, les gains liés à la participation à ces chaînes ne sont pas également répartis d’un pays à l’autre ni au sein des pays. En dépit de ces difficultés, elles peuvent continuer de stimuler une croissance durable. Ceci sous réserve que les pays en développement s’attachent à prendre des mesures de protection de l’environnement. Ils doivent s’efforcer notamment de réduire les subventions à la production et de taxer le carbone et à entreprendre des réformes plus profondes.

    Des mesures simples, comme l’accélération des procédures douanières et le raccourcissement des délais aux frontières sont recommandées. Elles peuvent engendrer des gains importants pour les pays passant de l’exportation de produits de base à celle de produits manufacturés simples.

    Pour de nombreux biens échangés dans les chaînes de valeur mondiales, un jour de retard équivaut à l’imposition d’un tarif douanier supérieur à 1%. En outre, les investissements visant à moderniser les moyens de communication, les routes, les voies ferrées et les ports pour renforcer la connectivité peuvent également procurer d’importants bénéfices.

    Selon les estimations, une hausse de 1% de la participation aux chaînes de valeur mondiales accroît le revenu par habitant de plus de 1%, soit pratiquement deux fois plus que les gains induits par le commerce traditionnel. Par exemple, en Éthiopie, les entreprises engagées dans ces filières mondialisées sont deux fois plus productives que leurs homologues opérant dans les échanges traditionnels.

    Des pays comme le Costa Rica, la Malaisie et le Maroc ont incité de grandes multinationales à réaliser des investissements transformateurs dans les chaînes de valeur mondiales grâce à d’efficaces stratégies de promotion de l’investissement. Les efforts du Royaume pour attirer les principaux constructeurs de l’industrie automobile au cours de la dernière décennie portent leurs fruits. Et les tout premiers effets des écosystèmes industriels sont déjà là.

    Droits de douane: Les négociations se poursuivent

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    Donald Trump s’est dit privilégier un accord commercial global avec Pékin plutôt qu’un traité partiel. Ceci à quelques jours avant la reprise, à Washington, des négociations pour tenter de sortir de l’impasse de la guerre des droits de douane.  «Je penche plutôt pour un grand accord», a déclaré le président américain en marge de la signature d’un traité commercial partiel avec le Japon. Comme lors des rondes de tractations précédentes, c’est le représentant américain au Commerce extérieur, Robert Lighthizer, et le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, qui dirigeront les discussions avec une délégation chinoise emmenée par le vice-Premier ministre Liu He. La Maison-Blanche a assuré que tous les sujets seront sur la table (transferts forcés de technologie, droit de propriété intellectuelle, services, barrières non tarifaires, agriculture, subventions aux entreprises d’Etat chinoises…).  Les négociations vont se tenir avant l’échéance du 15 octobre. A cette date, une nouvelle hausse de droits de douane portant sur 250 milliards de dollars de biens chinois pourrait entrer en vigueur. Ils passeraient de 25% actuellement à 30%.

    Fatim-Zahra TOHRY

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