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    Economie

    Le PLF 2020 bientôt en Conseil des ministres

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5610 Le 09/10/2019 | Partager
    La réunion présidée par le Roi fixera les orientations générales
    Ce texte doit être déposé au Parlement avant le 20 octobre
    Priorité aux politiques sociales

    L’exposé de Mohamed Bechaâboun sur les préparatifs du projet de loi de finances de 2020 au Conseil de gouvernement hier mardi servait un seul objectif : être prêt pour la programmation imminente d’un Conseil des ministres, a souligné Mustapha El Khalfi. Et pour cause, cette réunion de travail, présidée par le Roi, devra délibérer sur les orientations générales du texte selon l’article 49 de la Constitution de 2011.

    Pour le porte-parole, qui s’exprimait lors de la conférence de presse à l’issue du Conseil de gouvernement, «c’est à l’occasion de ce Conseil des ministres que les hypothèses et les orientations générales pour l’élaboration du projet de budget de 2020 seront fixées». Pour l’heure, les prévisions du ministère des Finances pour le PLF de 2020 tablent sur une récolte céréalière moyenne de 70 millions de quintaux et un prix de butane à 350 dollars la tonne.

    Le ministre de l’Economie et des Finances devrait ensuite entamer son marathon pour l’adoption du projet de budget pour 2020. Mohamed Bechaâboun connaît le parcours classique pour l’approbation du texte. Il sait qu’il lui faudra deux ou trois autres réunions du Conseil de gouvernement pour faire les arbitrages nécessaires et coller les budgets sectoriels à la nouvelle architecture gouvernementale en gestation. Interviendra tout de suite après le processus législatif, sachant que le calendrier est serré.

    Car, l’article 48 de la loi organique des finances est clair: «le projet de loi de finances de l’année est déposé sur le bureau de la Chambre des représentants au plus tard le 20 octobre de l’année budgétaire en cours». Selon une source de la Chambre des représentants, le ministre des Finances devra faire la présentation de son projet de budget devant les deux Chambres du Parlement réunies entre le 22 et 23 octobre.

    Devant ses collègues, Benchaâboun a abordé le contexte international, marqué par un ralentissement du rythme de la croissance mondiale, particulièrement celle d’Europe qui occupe près de 60% de la demande. Cela s’explique par la multiplication des tensions géostratégiques et leurs effets sur les prix de l’énergie.

    A cela s’ajoutent les conflits commerciaux entre les Etats-Unis et la Chine, le recul des investissements et la demande des produits de consommation au niveau des économies avancées et des marchés émergents. Parallèlement, l’agence de notation financière Standard and Poors a relevé la perspective de la note du Maroc cette année, prenant en compte les efforts de consolidation budgétaire et l’amélioration du déficit du compte courant sur les deux prochaines années. Ce document a été largement discuté lors de cette réunion.

    Sur le plan intérieur, le ministre des Finances a mis en avant la nécessité d’accorder une importance capitale pour la promotion des politiques sociales, en vue de réduire les disparités sociales et spatiales, conformément aux orientations royales. Et pour cause, de nombreuses catégories ne ressentent pas directement les effets positifs du progrès et des différentes réalisations au cours des 20 dernières années sur leur vie.

    Benchaâboun a insisté sur l’application des engagements du dialogue social qui ont un impact positif et immédiat sur le pouvoir d’achat des citoyens. Son impact financier annuel s’élève à 14,25 milliards de DH à partir de 2021. La répartition annuelle fait ressortir une charge de 5,25 milliards de DH pour cette année, plus de 6 milliards de DH en 2020 et 2,90 milliards en 2021.

    Le ministère préconise la poursuite de la réforme de la compensation en lui consacrant 13,6 milliards de DH en 2020. Mais il relève la nécessaire amélioration du ciblage des citoyens en situation de vulnérabilité et le développement progressif des aides directes. Cela, à travers la mise en place du cadre légal et le lancement de l’expérience pilote du registre social unifié.

    Dépenses de fonctionnement

    En matière d’optimisation des dépenses de fonctionnement, le ministre a insisté sur les mesures à prendre, notamment en matière de rationalisation de la création des postes budgétaires, avec une recommandation d’exploiter les possibilités offertes par le redéploiement des fonctionnaires pour couvrir les déficits enregistrés dans les domaines spatial et sectoriel. La mise en œuvre de déconcentration nécessitera de passer à l’étape active. En outre, il a proposé d’appliquer un régime strict au mode de vie de l’administration. Cela passera par une rationalisation des déplacements à l’étranger, l’aménagement et l’équipement des locaux, les réceptions, les colloques, les études, l’achat et la location de voitures.

    M.C.

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