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    Régions

    Fès: La mairie trace ses priorités pour 2020

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5606 Le 03/10/2019 | Partager
    Prime à l’emploi, SDL pour la gare routière, pôle culturel… au menu
    Un budget prévisionnel de l’ordre de 742 millions de DH
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    La mairie veut mettre fin à l’anarchie qui sévit à la gare routière. Sans recettes, ni gestionnaire, depuis une dizaine d’années, celle-ci sera dorénavant gérée par une société de développement local (SDL) (Ph. ameditions.net)

    Le budget prévisionnel de la ville de Fès pour 2020 s’établirait à quelque 742 millions de DH. C’est ce qui a été décidé par la commission financière du conseil communal, réunie en préparation de la session d’octobre. Prévue jeudi 3 octobre, l’assemblée débattra de quelque 27 points. Le plus important est celui rela­tif au budget de la Ville qui est désormais de l’ordre de 742 millions de DH, contre 740 millions l’année précédente.

    Au titre de 2020, les recettes budgétaires de la ville devront être assurées à hauteur de 69% par les impôts et taxes locales pour un montant de 506 millions de DH. Dans cette enveloppe, la taxe sur terrains non bâtis est estimée à plus de 128 millions de DH. Le complément budgétaire sera assuré par la TVA (31%), avec un mon­tant de 236 millions de DH.

    A ce titre, le maire, Driss El Azami El Idrissi, ne cesse de répéter que «le budget communal est élaboré en se basant sur les recettes réelles encaissées par la commune durant les trois dernières années avec la prise en compte des impôts transférés par le centre et les taxes locales envisageables». Côté dépenses, la plus grosse part est absor­bée par les dépenses dites obligatoires et estimée à 608 millions de DH.

    Quant aux traitements, salaires et indemnités du personnel, ils représentent plus de 213 millions de DH. Le reste servira, outre au règlement des dettes et crédits, au paie­ment des délégataires de services commu­naux, en particulier la société en charge du ramassage des ordures (164 millions de DH), l’eau et l’électricité (50 millions de DH), les primes des arrondissements (74,2 millions de DH), les partenariats (26,7 millions de DH), et le paiement des crédits du fonds d’équipement commu­nal (54,9 millions de DH). Ces charges obligatoires réduisent ainsi la marge de manoeuvre de la commune.

    Toutefois, et malgré la rareté des ressources, la com­mune a dédié une enveloppe de près de 47 millions de DH pour le bon fonction­nement des différents services en rela­tion avec les citoyens, outre 86 millions de DH pour des projets d’équipements. Etant donné que le montant ne pourra pas financer tous les projets de la Ville, celle-ci s’associe avec la Région ainsi que d’autres départements ministériels pour la réalisation de projet d’envergure.

    A ce titre, les conseillers communaux acteront, lors de la session d’octobre, leur partici­pation dans le projet du pôle culturel de la ville. Confiée à la société Al Omrane, la réalisation de ce projet nécessitera 130 millions de DH. L’autre projet aménagé par Al Omrane est celui d’un centre régional des médias et de la communi­cation. Doté d’un investissement de 13 millions de DH, ce centre sera financé par la commune, la Région, le ministère de la Culture et de la Communication.

    Par ailleurs, le Conseil de la ville s’alliera au MCC, les ministères des Finances et de l’Enseignement supérieur et l’OFPPT, pour la réalisation d’un institut de forma­tion dans les métiers de BTP. Initié dans le cadre d’un partenariat public-privé, l’établissement devrait coûter 76,5 mil­lions de DH. L’autre accord concernant la formation professionnelle vise l’extension de l’institut des métiers d’artisanat pour une enveloppe de 42,5 millions de DH.

    Enfin, la mairie veut mettre fin à l’anarchie qui sévit à la gare routière. Sans recettes, ni gestionnaire, depuis une dizaine d’années, celle-ci sera dorénavant gérée par une société de développement local (SDL) dont le capital s’élève à un million de DH.

    La nouvelle société se chargera d’assurer le transport des voya­geurs et la gestion du trafic des autocars, selon un cahier des charges qui définit ses prérogatives, et sous le contrôle de la mairie et des autorités locales. En atten­dant, le maire est interpellé par les élus de l’opposition, principalement l’Istiqlal, sur le manque d’attractivité économique, la situation embarrassante des équipes de foot (MAS et WAF) après la ferme­ture des deux stades de la ville, ainsi que l’état d’avancement de la centrale bioélectrique.

    Une prime à l’emploi pour «Cabliance»

    Voilà une décision qui devrait créer des jaloux parmi les industriels de Fès. Ce jeudi, le conseil communal devrait adopter une subvention de près de 2 millions de DH en faveur de «Cabliance». Accordée sous forme d'une prime à l'emploi (6.000 DH pour chaque nouveau poste), cette enveloppe vise d'accompagner la filière du groupe français pour la création de 330 emplois dans son projet d'extension situé au Cotef. La filiale marocaine du groupe Alstom veut doubler les capacités de son usine Cabliance basée à Fès. Spécialisée dans la production de faisceaux et armoires électriques, l’usine Cabliance est le fer de lance du constructeur ferroviaire au Maroc. «Outre Alstom, il y a tout l'écosystème qui accompagne la firme française», confie à L'Economiste, François-Xavier Tilliette, consul général de France à Fès. En tout cas, le nouveau site nécessitera 10 millions d’euros d’investissement. Il s’étendra sur 12.000 m2 et les emplois seront portés à un millier de postes d’ici 2023. A noter que l’aménagement de la zone industrielle du Cotef est sur le point d’être lancé. Ce projet devrait permettre la création de nouveaux lots industriels sur un terrain de 15,3 ha.

    De notre correspondant permanent, Youness SAAD ALAMI

     

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