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    Analyse

    Quel impact du Brexit sur le Maroc?

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5599 Le 24/09/2019 | Partager
    Le pays «doit être plus présent dans la politique étrangère britannique», selon Lord Ricketts
    Intérêt pour les marchés africains, «qui disposent de plusieurs atouts»
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    Pour Lord Peter Ricketts, diplomate britannique, invité de l’Académie du Royaume, Londres est appelé à développer ses relations avec le Maroc, «qui a la spécificité d’être la porte de l’Afrique» (Ph. MAP)

    A moins de 30 jours du sommet européen qui devra trancher la question du Brexit, les spéculations se multiplient concernant la position officielle du Royaume-Uni. Pour l’instant, «les tractations se poursuivent» concernant la sortie de Londres de l’Union européenne, suite au résultat du référendum organisé il y a 3 ans. Quelle que soit la modalité du Brexit, avec ou sans accord, l’impact sera considérable sur les deux parties.

    «Le départ du Royaume-Uni change la géométrie au sein de l’Union européenne», selon Lord Peter Ricketts, diplomate britannique depuis plus de 40 ans, lors de la rencontre organisée jeudi dernier à l’Académie du Royaume. Le choix du thème du Brexit est lié aux chamboulements qu’il risque d’introduire au niveau des relations intra-européennes, mais également avec les autres parties du monde.

    Pour Abdeljalil Lahjomri, secrétaire perpétuel de l’Académie du Royaume, «il s’agit de contribuer au traitement des questions et problématiques qui constituent une source d’inquiétude civilisationnelle pour la société. C’est le cas notamment des domaines de l’environnement, de la modernité, de la sécurité internationale et du dialogue entre les civilisations et les religions». Aujourd’hui, les premiers enjeux du Brexit sont liés à la reconfiguration des relations du Royaume-Uni avec ses partenaires.

    Londres «se trouve dans la nécessité de renégocier des dizaines d’accords de libre-échange», a expliqué Lord Ricketts. Celui-ci est revenu sur l’impact du Brexit sur la politique étrangère britannique. Il s’est dit confiant que le Royaume-Uni dispose de plusieurs atouts lui permettant de relever ces défis.

    En tête, «la stabilité, le système judiciaire, la diplomatie… Mais dans le nouveau contexte, les considérations économiques et commerciales seront prioritaires dans la politique internationale post-Brexit, selon ce diplomate. Il a mis l’accent sur la nécessité de s’ouvrir sur d’autres partenaires, notamment la Chine, mais également le Maroc, considéré comme une porte d’entrée vers l’Afrique, «un continent qui dispose de plusieurs atouts».

    Pour Lord Ricketts, également membre de la Chambre haute du Parlement britannique, le Maroc doit être plus présent dans la politique étrangère du Royaume-Uni après le Brexit. Durant la prochaine période, il a estimé que les dirigeants britanniques doivent s’atteler à une mission décisive, notamment en se mobilisant pour «rétablir la confiance internationale».

    Surtout que cette sortie de l’UE intervient dans un contexte complexe, marqué par les incertitudes et l’instabilité politique. Les grandes mutations géopolitiques en cours traduisent la dégradation du système multilatéraliste à l’œuvre depuis 1945, parallèlement au retour de la compétition entre superpuissances et à la montée du nationalisme dans plusieurs Etats, notamment en Europe.

    M.A.M.

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