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    Dossier Spécial

    Pourquoi les ingénieurs se ruent sur les MBA

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5596 Le 19/09/2019 | Partager
    La double compétence, technique et managériale, essentielle pour progresser
    Les écoles d’ingénieurs pourraient développer des pôles de gestion
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    Kamal Daissaoui, président de l’EMSI: «Les ingénieurs sont très recherchés dans les postes managériaux. Le parcours MBA leur permet de progresser rapidement» (Ph. EMSI)

    - L’Economiste: Les ingénieurs sont souvent majoritaires dans les pro­grammes MBA. Leur formation de base occulte-t-elle l’aspect management?
    - Kamal Daissaoui:
    Les écoles d’ingé­nieurs se doivent de proposer une forma­tion technologique de haut niveau, com­plétée par un accompagnement en soft skills. La gestion de projets et le marketing sont déjà présents dans leur cursus, car un ingénieur est censé savoir lire un contrat, communiquer, vendre un produit techno­logique… Simplement, la formation MBA est demandée par les ingénieurs à un autre stade de leur vie. Une fois dans le monde professionnel, ils se rendent compte de l’importance de la double compétence managériale pour se hisser à des postes de responsabilité.

    - Les écoles d’ingénieurs ont-elles revu leur modèle pédagogique?
    - Comme toute école, elles sont obligées de revisiter leurs programmes, de procéder à un reengineering pédagogique continu, afin d’intégrer les nouveautés au niveau technologique, des sciences humaines, gestion... A l’EMSI nous procédons à un reengineering annuel de nos cursus. Nous recevons des retours des employeurs, et nous tenons compte de leur feedback pour améliorer les savoirs techniques et savoir-être de nos lauréats. Les écoles d’ingé­nieurs n’ont, cependant, pas la prétention de former des managers. Au Maroc, c’est le rôle des écoles de gestion. En France, il existe des cursus dans les Instituts d’admi­nistration des entreprises (IAE) dédiés aux seuls scientifiques, destinés à leur donner cette double compétence managériale.

    - Peut-on imaginer des filières de gestion dans ces établissements?
    - Théoriquement cela est possible, même si ce n’est pas leur vocation. Dans le système français, des écoles d’ingé­nieurs ont développé des écoles de ges­tion ayant pour mission de produire des ingénieurs polyvalents, avec une prépa­ration en gestion de projets. Au Maroc, nous nous en rapprochons petit à petit. Au niveau de l’EMSI, par exemple, nous possédons un pôle génie financier qui pourrait se développer. Si la demande s’accentue sur ce profil d’ingénieurs ma­nagers, ce pôle pourrait muter en «EMSI management» pour assurer cette double vocation.

    - A quoi ressemblerait l’ingénieur du futur?
    - Dans un monde qui change très rapi­dement, il faut revenir à une formation de base solide en termes de mathématiques, physique, sciences de l’information… lui permettant d’évoluer tout aussi rapide­ment, d’innover et d’anticiper les muta­tions technologiques et sociétales de de­main. Nous sommes ensuite confrontés à la logique d’employabilité. Un ingénieur employable doit disposer de cette base théorique et scientifique, mais aussi d’une pratique l’aidant à s’insérer aisément en milieu professionnel. Sans compter des aptitudes comportementales lui permet­tant de s’adapter aux évolutions.

    Propos recueillis par Ahlam NAZIH

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