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    Economie

    Le déficit budgétaire se creuse de 5,7 milliards de DH

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5594 Le 17/09/2019 | Partager
    Les recettes de la privatisation l'ont néanmoins limité
    7,3 milliards de DH de remboursement TVA
    Les recommandations des assises de la fiscalité seront-elles concrétisées?
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    Les dépenses du budget général ont augmenté de 16,9% à fin août. Elles sont tirées par les charges de fonctionnement, en particulier celles liées au personnel. L'investissement a néanmoins progressé de 6,1%

    Sans les 4,4 milliards de DH de recettes de la cession d’une partie de la participation de l’Etat dans le capital de Itissalat Al-Maghrib, le déficit budgétaire aurait été plus important. Il s'est creusé de 5,7 milliards de DH à fin août s'établissant ainsi à 33,5 milliards de DH.

    En tout cas, le gouvernement cible un déficit  de 3,9% du PIB en comptant aussi sur la  privatisation. Le Haut Commissariat au Plan semble plus «optimiste» et table sur un déficit budgétaire de 3,6%. Hors privatisation, il serait à 4,5% du PIB contre 4,1% prévus par la Banque centrale!

    Les finances publiques sont marquées par une hausse de 10% des dépenses de fonctionnement. Celles-ci englobent un accroissement de 3,6% des charges du personnel et une hausse des charges communes de 24,6% avec mention particulière aux charges de compensation (+48,3%). 

    L'investissement, rubrique scrutée par les entreprises, s'est légèrement accéléré: 40,5 milliards de DH au titre des huit premiers mois de l'année contre 38,2 milliards une année auparavant. Au total, 55% du montant budgétisé a été réalisé mais il faudra attendre les prochains mois pour voir si toute l'enveloppe sera consommée.

    Comme annoncé par Mohamed Benchaâboun, ministre des Finances, en séance d’ouverture de la 2e édition de l’Université d’été de la CGEM (voir L'Economiste n° 5593 du 16 septembre 2019), depuis janvier les remboursements TVA se sont accélérés. Ils ont atteint 7,39 milliards de DH à fin août  contre 3,6 milliards  l'année dernière, sachant qu'à fin décembre 2018 les arriérés de remboursement TVA ont été de 38,7 milliards de DH. Ces remboursements proviennent à hauteur de 70% du budget général et de 30% du compte d’affectation spéciale «Part des collectivités territoriales dans le produit de la TVA».

    Première source de recettes du budget général, la TVA a rapporté 38,5 milliards de DH nets au Trésor en baisse de 1,6%. Ce recul est attribué à l’accélération des remboursements. A l’intérieur, les recettes nettes de cette taxe se sont établies à 13,7 milliards de DH en baisse de 8,5% alors qu’à l’import elle a pris 2,7%.

    Le rendement de cette taxe est grevé par la multiplication d'exonérations et des «zones franches». Les statistiques de la DGI en donnent une idée: 73% des déclarations TVA ne donnent pas suite à un paiement alors que 80% des recettes sont concentrées autour de 1,8% des contributeurs et 50% autour de trois secteurs d’activités, l’industrie (18%), le commerce (17%) et le secteur financier (15%).

    Les assises fiscales de mai avaient recommandé l'extension du champ d’application de cette taxe à toutes les activités économiques. Les opérations actuellement hors champ devraient être soit exonérées, soit, éventuellement, soumises au taux zéro. Pareil pour le renforcement des sanctions aux infractions les plus graves, notamment la fraude en matière de TVA. Reste à savoir si le gouvernement arrivera à faire passer les réformes et mesures nécessaires dans la loi de finances 2020!

    Khadija MASMOUDI

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