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    Brexit: L’«Operation Yellowhammer» pointe les risques

    Par L'Economiste | Edition N°:5592 Le 13/09/2019 | Partager
    Downing Street craint le pire en cas de «no-deal»
    Troubles, pénuries de médica­ments et de nourriture…

    Londres vient de publier un rap­port inquiétant évaluant les risques écono­miques et sociaux d’un Brexit sans accord. Celui-ci pourrait provoquer des troubles et des pénuries de médicaments et nour­riture. Le document intitulé «Operation Yellowhammer» (Opération bruant jaune) prévoit en outre «des protestations et contre-protestations, un risque de troubles publics et de tensions communautaires». «Le gouvernement prendra des mesures pour atténuer les conséquences d’un tel scénario», a tempéré le ministre de la Dé­fense Ben Wallace.

    Les autorités britanniques prédisent des perturbations à court terme dans 12 domaines-clés, dont l’approvisionnement en eau et nourriture, la santé, les transports et  les frontières. Jusqu’à 85% des poids lourds britanniques pourraient ne pas être en mesure de répondre aux critères des contrôles douaniers français, entraînant une baisse de 40 à 60% du niveau actuel de circulation. Ces perturbations pourraient durer trois mois et avoir un impact sur l’ap­provisionnement en médicaments et maté­riel médical, ainsi qu’en produits frais.

    Après la publication du document, le Premier ministre britannique Boris John­son s’est vu confronté à des critiques acerbes. Auprès des britanniques, les appels se sont multipliés pour un rappel du Parlement, suspendu à l’initiative du Premier ministre jusqu’au 14 octobre. Ceci deux semaines seulement avant la date pré­vue pour la sortie de l’Union européenne.

    Ce pire scénario était envisagé par Boris Johnson, qui s’est engagé à sortir son pays coûte que coûte de l’UE le 31 oc­tobre. Même si le Parlement a voté une loi  l’obligeant à demander à l’UE un report de trois mois pour éviter un «no-deal».

    Sur la question sensible de la frontière entre l’Irlande du Nord (province britan­nique) et l’Irlande (membre de l’UE), le document estime «non viable le projet de Boris Johnson de ne pas y rétablir de contrôle physique, en raison d’impor­tants risques sur les plans économique, juridique et de biosécurité». L’Irlande prépare de son côté un budget 2020 fon­dé sur l’hypothèse d’un «no-deal», a fait savoir son ministre des Finances Paschal Donohoe. Tout en soulignant l’incertitude et le manque de clarté sur le calendrier et la forme du Brexit.

    Contesté au Parlement, le Premier ministre britannique mise sur la tenue d’élections législatives pour obtenir une nouvelle majorité et avoir les coudées franches pour négocier avec l’UE lors du sommet européen des 17 et 18 octobre. Il a tenté à deux reprises, en vain, de faire voter une loi prévoyant un scrutin le 15 octobre.

     Un geste pour les étudiants étrangers

     Bonne nouvelle pour les étudiants étrangers au Royaume-Uni. «Ils pourront rester deux ans sur son territoire une fois obtenu leur diplôme après le Brexit», a annoncé le gouvernement britannique. «Il s’agit ainsi de recruter et garder les meil­leurs talents internationaux, mais également de favoriser de futures avancées dans les sciences, la technologie, la recherche», a indiqué la ministre des Entreprises et de l’Industrie Andrea Leadsom. Il est prévu ainsi d’augmenter le nombre des étudiants étrangers de 30% pour arriver à 600.000 d’ici à 2030. «En quittant l’UE, ce sera au gouvernement de définir la politique migratoire», a fait savoir la responsable bri­tannique. Actuellement, les étudiants étrangers peuvent rester jusqu’à quatre mois après la fin de leur parcours. Les nouvelles règles doivent entrer en vigueur pour ceux qui commenceront leur cursus l’année prochaine.

    F. Z. T. avec agences

     

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