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    International

    Les Tunisiens aux urnes

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5591 Le 12/09/2019 | Partager
    La présidentielle anticipée prévue le 15 septembre
    Les questions socioéconomiques au menu
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    Dimanche 15 septembre, 7 millions de Tunisiens seront appelés aux urnes. Ils devront élire leur prochain président, 8 ans et demi après la révolution. Cette fois, il y a plusieurs nouvelles donnes, dans un paysage politique éclaté avec une liste finale de 26 candidats pour le premier tour et où les enjeux restent difficiles à cerner. Quoique la Tunisie se classe mieux que beaucoup de pays émergents pour le climat des affaires, plusieurs dimensions pourraient être améliorées.

    n Sécurité, questions sociales: Dans le sillage de sa révolution de 2011, le pays pionnier des Printemps arabes a été visé par une série d’attentats terroristes. Ce qui a miné encore davantage une économie morose. Le Premier ministre et candidat à la présidentielle, Youssef Chahed, a présenté l'amélioration de la sécurité comme un point fort de ses trois ans à la tête du gouvernement.

    Lors d’un débat télévisé, il a placé sur un même plan la lutte contre le terrorisme et la sécurité au quotidien des citoyens. D'autres candidats s'attribuent aussi le mérite de l'amélioration de la sécurité. Sur le terrain, les prétendants sont surtout attendus sur les questions sociales: les bas salaires, le chômage élevé qui désespère la jeunesse et la déliquescence des services publics…

    n Surmonter les obstacles: Les observateurs tunisiens et internationaux écartent la perspective de fraude systématique pour la deuxième présidentielle au suffrage universel de l'histoire du pays. En revanche, ils ont exprimé leur préoccupation quant au moment choisi pour incarcérer l'un des principaux candidats. Ils estiment aussi que les libertés acquises depuis 2011 ne pèsent pas lourd face aux difficultés économiques qui se sont accentuées.

    Dans le dernier classement de la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF), la Tunisie (72e) figure en tête des pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, devant Israël et le Liban. Des obstacles doivent être levés pour que la transparence et l'équité obtenues dans la vie politique le soient aussi dans d'autres domaines.

    F.Z.T.

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