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    Régions

    Oriental: Pourquoi les coupures d’eau se multiplient

    Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5590 Le 11/09/2019 | Partager
    Une corrosion précoce des canalisations entre le barrage Machraâ Hamadi et Oujda
    Des fuites d’eau régulières sur près de 97 km
    Pour une solution définitive, il faudra 1 milliard de DH
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    Les travaux de réfection de cette canalisation, sur une dizaine de kilomètres, n’ont pas résolu le problème. L’ensemble de la conduite (133 km) est menacé. Toutes les villes et tous les centres ruraux entre Oujda et Taourirt peuvent subir des coupures d’eau à tout moment (Ph. A.K.)

    La multiplication des coupures d’eau potable dans la ville d’Oujda et centres avoisinants (Taourirt et Laâyoune Sidi Mellouk) est de plus en plus récurrente. Elle porte préjudice aux efforts entrepris pour hisser la capitale de l’Oriental en pôle urbain attractif.

    Constat qui a poussé le président de la commune d’Oujda, Omar Héjira, à interpeller le ministre de l’Equipement sur la gravité de la situation. Il a surtout insisté sur les démarches préconisées par le gouvernement pour pallier les différents dysfonctionnements qui handicapent la ville.

    De son côté, le Wali de la région Mouad El Jamai, ne cesse d’alerter sur l’importance de rationnaliser l’exploitation des eaux et de protéger les sources hydriques existantes contre les différentes formes de déperdition. Ces deux responsables font écho aux attentes des citoyens qui multiplient les manifestations pour décrier leurs calvaires.

    Les coupures sur plusieurs quartiers de la ville d’Oujda durant cet été et le jour de l’Aid, sont la goutte qui a fait déborder le vase. La cause de ces coupures ne réside pas au niveau des conduites urbaines. Elle se rapporte à la réfection de la canalisation et les fuites observées sur des tronçons d’adduction d’eau potable entre le barrage Machraâ Hamadi et Oujda (long de 97 km). Un problème soulevé dans nos éditions (L’Economiste N° 3847 du 15 août 2012, et N° 3983 du 7 mars 2013).

    Depuis, plusieurs interventions ont ciblé les canaux défaillants sur un linéaire de 8 km, ils ont nécessité 48 millions de DH. Toutefois, ces interventions n’ont pas résolu le problème et les coupures d’eau sur la ville d’Oujda n’ont pas cessé.

    «La canalisation entre le barrage et Oujda est confrontée à de multiples problèmes, liés principalement à l’apparition de fuites de manière régulière sur cette conduite d’adduction», avait souligné l’ONEP en son temps, avant de recourir à trois expertises pour spécifier les responsabilités

    . Des expertises qui ont démontré que la défaillance est due à une corrosion précoce des canalisations à cause de la présence de chlorures dans le sable utilisé pour la fabrication des tuyaux. En aval, cette situation provoque d’énormes difficultés aux services de distribution urbaine. Ce qui engendre d’importants déficits en matière d’approvisionnement en eau potable.

    «La solution définitive réside dans la réalisation d’un dédoublement de la conduite d’adduction du barrage Machraa Hammadi vers la ville d’Oujda et ce malgré le coût que ça nécessitera sur le plan financier. Un méga projet qui nécessite un budget d’environ 1 milliard de DH» précise un haut cadre du département de l’Eau.

    Techniquement et financièrement ce dédoublement sera plus viable et optimal comparativement aux investissements injectés à fonds perdus pour sa réparation, sans aucun résultat palpable, ajoute notre source.

    Le contexte pluviométrique et apport en eau est caractérisé par la multiplication des années de sécheresse et le stress hydrique. Une situation critique qui provoquerait à terme le tarissement des nappes d’eau souterraines considérées comme réserves d’eau stratégiques. D’où l’urgence d’entreprendre les travaux.

    700 jours de perturbations depuis 2007

    La fragilité de la conduite d’adduction du barrage Machraa Hammadi, compromet l’avenir du développement socio-économique et urbanistique de la capitale de l’Oriental et des villes voisines. Pour y pallier, l’ONEE a mis en place différentes solutions provisoires consistant en la réalisation de travaux de renouvellement de certains tronçons de l’adduction, et la mise en place d’une protection cathodique des conduites. Toutes les solutions adoptées n’ont même pas permis de réduire la fréquence d’apparition des fuites sur cette adduction qui fonctionne avec des débits n’atteignant même pas la moitié de sa capacité de dimensionnement, vu sa grande fragilité . Au total 250 fuites ont été recensées sur cette adduction depuis sa mise en service en 2007. Celles-ci ont été à l’origine de  plus de 700  jours de perturbations d’approvisionnement en eau potable de la population, desservie notamment pendant l’été et les jours de Aid Al Adha (exploitations records en eau potable).

    De notre correspondant permanent, Ali KHARROUBI

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