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    International

    Algérie: La grogne monte toujours

    Par L'Economiste | Edition N°:5586 Le 05/09/2019 | Partager
    Des manifestations contre la tenue de l’élection présidentielle
    Ce que dit la loi électorale

    Les manifestations continuent à Alger contre la tenue de l’élection présidentielle, réclamée la veille par le chef d’état-major de l’armée algérienne. En début de semaine, le haut commandement de l’armée algérienne a réclamé que le décret de convocation de la présidentielle devant élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika soit publié le 15 septembre. Ce qui permettrait au scrutin de se tenir avant la fin de l’année.

    Depuis la démission le 2 avril du président Bouteflika, le haut commandement de l’armée a repris de facto les commandes du pays. Il refuse toute autre solution de sortie de crise qu’un scrutin présidentiel.

    «Il est opportun de convoquer le corps électoral le 15 du mois de septembre courant et que les élections puissent se tenir dans les délais fixés par la loi», a déclaré dans un discours sur le terrain le chef d’état-major de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah. Et ce, dans ce qui ressemble à une instruction au président par intérim Abdelkader Bensalah, constitutionnellement chargé d’une telle convocation.

    La loi électorale prévoit que le corps électoral est convoqué par décret présidentiel 90 jours avant la date du scrutin présidentiel. Si elle est effectivement convoquée le 15 septembre, l’élection se tiendra donc mi-décembre. Une convocation postérieure pourrait la repousser à 2020.

    Le général Gaïd Salah avait déjà appelé ces derniers jours à accélérer les préparatifs du scrutin, notamment la mise sur pied d’un organisme indépendant chargé de superviser toutes les étapes du processus électoral. Il a à nouveau réclamé lundi que cette structure soit installée rapidement.

    Le scrutin sera précédé par la révision de quelques textes de la loi électorale. Mais il n’y aura pas de révision totale et profonde qui toucherait tous les textes.

    Manifestants, partis de l’opposition et des associations citoyennes réclament avant tout scrutin la mise en place d’institutions de transition chargées de réformer l’Etat et de réviser notamment la Constitution. Ce qu’a toujours rejeté le pouvoir.

    L’annulation de la présidentielle initialement prévue le 4 juillet a plongé le pays dans une crise constitutionnelle. Le mandat de 90 jours du chef de l’Etat par intérim ayant expiré début juillet. Bensalah a annoncé qu’il resterait en fonction jusqu’à l’élection d’un nouveau président.

    Sondage

    Un sondage de la Brookings Institution lève le voile sur nombre des aspirations des Algériens (publié le 10 août 2019 sur Le Point.fr. «Sondage: quelque chose de ce que pensent et veulent les Algériens»). Différents, les deux groupes s’accordent sur plusieurs points, dont celui du changement. Pour les experts américains, «la majorité des sondés veulent une refonte complète du système politique». Si, sans surprise, les manifestants confirment soutenir à presque 90% la contestation, c’est également le cas chez une partie des militaires. D’une seule et même voix, manifestants et soldats ont également soutenu le départ du président Bouteflika. Près de 95% de sondés y étaient favorables. En revanche, 37% seulement veulent conduire l’ex-chef d’Etat devant une cour de justice. Environ 70% des manifestants, des soldats et des officiers subalternes considèrent la santé économique de l’Algérie comme «très mauvaise» et la corruption, «très élevée»… Grands absents du sondage, les islamistes. Pour les experts, «le caractère idéologique ne semble pas être un facteur déterminant en matière de soutien politique. Les figures centristes semblent être plus à même d’unir les divisions idéologiques…».

    F. Z. T. avec agences

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